Facteurs de hausse et de baisse
La faiblesse de janvier s’est concentrée sur la fabrication, le commerce de gros (ventes entre entreprises, avant la vente au détail) et les secteurs liés au logement. Ces baisses ont été compensées par une production énergétique plus forte, une hausse de l’activité dans la construction et un léger rebond des mines hors pétrole et gaz. Les volumes de ventes au détail ont augmenté en janvier, signe d’une consommation des ménages un peu plus solide en début d’année. Une estimation préliminaire indique une croissance du PIB de 0,2 % en février, à mesure que des freins temporaires s’atténuent. Les premiers indicateurs montrent un rebond des ventes manufacturières, soutenu par les équipements de transport (par exemple l’automobile) et l’agroalimentaire. Les données sur le commerce de détail et le commerce de gros signalent aussi une croissance qui se poursuit. Pour le T1, les données mensuelles se situent entre une prévision de croissance du PIB de 1,3 % en rythme annualisé (taux extrapolé sur un an à partir de la cadence actuelle) et la projection de 1,8 % de la Banque du Canada. Les taux directeurs (principal taux fixé par la banque centrale, qui influence les taux de crédit) devraient rester inchangés, le temps d’évaluer la hausse des prix du pétrole liée au conflit au Moyen-Orient et ses effets sur l’inflation (hausse générale des prix).Implications de marché pour les traders
L’économie progresse, mais de justesse : les chiffres du début 2025 montrent des gains limités. Cela renforce l’idée que la Banque du Canada laissera son taux directeur inchangé lors de sa prochaine réunion en avril. Pour les traders, cela suggère une volatilité (ampleur des variations de prix) faible sur les contrats à terme de taux à court terme (produits qui permettent d’anticiper l’évolution des taux), ce qui rend risqués les paris sur une baisse ou une hausse rapide des taux. L’IPC (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) de février 2025 s’établit à 2,9 %, encore au-dessus de l’objectif de 2 % de la Banque. Ajouté au rapport sur l’emploi de mars 2025, qui ne montre qu’un gain modeste de 15 000 postes, cela donne à la banque centrale des raisons d’attendre. Ce scénario de « croissance molle » rend plausible une stratégie consistant à vendre de la volatilité via des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé) sur l’indice S&P/TSX 60, car de fortes fluctuations de marché paraissent moins probables. Le dollar canadien est tiraillé entre deux forces. D’un côté, des prix élevés du WTI (référence du pétrole américain) autour de 85 dollars le baril soutiennent la devise. De l’autre, avec des taux canadiens stables, un ton plus ferme (« hawkish », c’est-à-dire favorable à des taux plus élevés) de la Réserve fédérale américaine pourrait renforcer le dollar américain et limiter la hausse du dollar canadien. Après les fortes hausses de taux de 2022 et 2023, la pause actuelle paraît prudente, mais insuffisante pour susciter un large enthousiasme. Les stratégies sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme des options ou des contrats à terme) devraient donc être plus ciblées, par secteurs plutôt que sur l’ensemble de l’indice. Des stratégies d’options axées sur l’énergie et la construction pourraient mieux fonctionner que celles liées à des secteurs sensibles aux taux, comme le logement.
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