Les marchés réagissent aux discussions avec l’Iran
Donald Trump a déclaré que des discussions étaient en cours et a averti que les États-Unis pourraient viser des centrales électriques, des puits de pétrole et l’île de Kharg (grand terminal pétrolier iranien) si aucun accord n’est trouvé et si le détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le pétrole entre le Golfe et le reste du monde) n’est pas rouvert. Selon des informations publiées dimanche, Téhéran aurait accepté l’essentiel d’un plan américain en 15 points et autoriserait, sur dix jours, le passage de 20 pétroliers battant pavillon pakistanais (navires transportant du pétrole, enregistrés au Pakistan). Les prix du pétrole ont monté, avec le Brent au-dessus de 112 dollars le baril et le WTI au-dessus de 102 dollars, en hausse d’environ 2%. Le détroit d’Ormuz restait contraint. Le déficit américain a été mentionné à 6% (déficit public, c’est-à-dire l’écart entre dépenses et recettes de l’État). Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a jugé que le niveau actuel des taux est approprié, après que le FOMC (comité de politique monétaire de la Fed) a maintenu les taux directeurs dans une fourchette de 3,50% à 3,75% le 18 mars. Le scénario médian vise toujours une baisse de 25 points de base en 2026 (25 points de base = 0,25 point de pourcentage). La prévision d’inflation PCE (indice des prix des dépenses de consommation, la mesure d’inflation privilégiée par la Fed) a été relevée à 2,7% contre 2,4%. Au programme des statistiques figurent la confiance des consommateurs et l’enquête JOLTS (mesure des offres d’emploi) attendue à 6,87 millions contre 6,946 millions. L’ADP (estimation privée des créations d’emplois) est attendu à 40.000 contre 63.000. Les ventes au détail sont vues à 0,4% après -0,2%. L’ISM « prices paid » (composante « prix payés » de l’enquête ISM, indicateur de pressions sur les coûts) est attendu à 73,5 contre 70,5. Les inscriptions au chômage sont attendues à 212.000. Le rapport NFP (créations d’emplois hors agriculture, statistique phare du marché du travail américain) est attendu à 55.000 après -92.000, avec des salaires à 0,3% et un taux de chômage à 4,4%. Le rebond du marché repose sur l’espoir d’un accord avec l’Iran, mais il reste fragile. Un contretemps pourrait effacer ces gains, ce qui rend ce contexte favorable à l’achat de volatilité (parier sur de fortes variations des prix). Certaines stratégies consistent à acheter un « long straddle » sur le SPX (SPX = indice S&P 500 ; long straddle = achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, afin de profiter d’un fort mouvement, quelle qu’en soit la direction), pour viser un mouvement marqué sans parier sur le sens.Volatilité de l’énergie et couverture
Avec un Brent au-dessus de 112 dollars, le marché de l’énergie est au centre des risques. Environ 20% de l’offre mondiale de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz, toute nouvelle peut provoquer des mouvements amplifiés sur les prix. Des options sur des ETF énergie (ETF = fonds coté en Bourse qui réplique un panier d’actifs) peuvent servir à se couvrir (réduire un risque) ou à profiter d’une hausse si les discussions échouent. La Fed laisse entendre qu’elle tolérera une inflation alimentée par le pétrole pour ne pas étouffer une économie qui ralentit, une approche déjà observée après le ralentissement de 2025. L’écart entre un Powell patient et un Miran « accommodant » (dovish : favorable à des taux plus bas) entretient l’incertitude sur la trajectoire des taux. Les données de cette semaine sur les offres d’emploi pourraient renforcer le camp favorable à des baisses de taux, en modifiant les attentes pour le second semestre. Les projecteurs se tournent vers le rapport NFP de vendredi, publié alors que les marchés seront fermés pour le Vendredi saint. Après la surprise du mois dernier, avec -92.000, un nouveau chiffre faible, proche du consensus à 55.000, pourrait pousser les opérateurs à réviser leurs anticipations de baisse de taux pendant le long week-end. La baisse attendue mardi de JOLTS à 6,87 millions d’offres d’emploi va dans le sens d’un marché du travail qui se refroidit, prolongeant la chute depuis plus de 8,5 millions il y a un an. Même si un taux de chômage à 4,4% reste modéré, sa progression régulière depuis des niveaux inférieurs à 4% l’an dernier est un signal classique de fin de cycle. Cette tendance est suivie de près, car elle pourrait orienter les décisions de la Fed plus tard dans l’année.
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