La détente du marché du travail se poursuit
Le rapport JOLTS (enquête mensuelle mesurant notamment les offres d’emploi, les embauches et les départs) de février montre un léger recul des postes vacants à 6,882 millions, juste en dessous des attentes. Cela indique que le marché du travail continue de se normaliser progressivement, ce qui réduit la pression sur la Réserve fédérale (la banque centrale américaine) pour maintenir une politique monétaire restrictive, c’est-à-dire des taux d’intérêt élevés. Ces données incitent à s’intéresser aux instruments dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif ou d’un taux) qui profitent d’une baisse des taux dans les prochains mois. On observe un intérêt accru pour l’achat de contrats à terme (futures, accords standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sur le SOFR (taux de référence au jour le jour basé sur le coût des prêts garantis par des bons du Trésor américains) à échéance septembre, car le marché intègre désormais une probabilité plus élevée de baisse de taux d’ici la fin de l’été. Le ratio entre offres d’emploi et chômeurs est retombé à 1,1, contre 1,4 pendant une grande partie de 2025, signe d’un effet d’apaisement. Pour les actions, ce refroidissement peut être perçu comme favorable, car il renforce le scénario d’un « atterrissage en douceur » (désinflation sans récession marquée). On peut envisager l’achat d’options d’achat (call, droit d’acheter un actif à un prix fixé) au plus près du cours actuel (« near-the-money », proche du prix d’exercice) sur le S&P 500, l’indice s’étant stabilisé autour de 5 500 ces dernières semaines. Cette statistique pourrait servir de déclencheur pour une sortie haussière de la récente zone d’évolution. La nouvelle suggère aussi une baisse possible de la volatilité (variations des prix) si les investisseurs gagnent en confiance sur la trajectoire de la Fed. Cela peut rendre intéressante une stratégie de vente de volatilité, via la vente de contrats à terme sur le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») ou la vente de strangles (vente simultanée d’une option de vente et d’une option d’achat, avec des prix d’exercice différents) sur des grandes capitalisations jugées stables. Après les propos du gouverneur de la Fed Christopher Waller la semaine dernière, indiquant vouloir constater une « modération durable » du marché du travail, ce rapport va dans ce sens et peut contribuer à apaiser les craintes. On a observé un schéma comparable à l’automne 2025 : une série de statistiques emploi plus faibles qu’attendu avait précédé la dernière pause de politique monétaire de la Fed. Cette séquence avait entraîné une hausse marquée des actifs sensibles à la croissance et une baisse des rendements obligataires (taux offerts par les obligations, qui évoluent souvent à l’inverse des prix). Ce parallèle plaide pour un positionnement en vue d’une politique plus accommodante, c’est-à-dire des conditions financières moins strictes.Positionnement pour des taux plus bas
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