Méthodologie du prix de l’or aux Émirats arabes unis
FXStreet calcule les prix de l’or aux Émirats arabes unis en convertissant les cours internationaux via le taux USD/AED, puis en les exprimant dans les unités locales. Les prix sont actualisés chaque jour à partir des niveaux de marché au moment de la publication et sont fournis à titre indicatif, car les prix pratiqués localement peuvent varier. Historiquement, l’or sert de réserve de valeur (actif que l’on conserve pour préserver son pouvoir d’achat) et de moyen d’échange, et il est largement utilisé en joaillerie. Il est aussi considéré comme une valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude) et comme une protection contre l’inflation (hausse générale des prix) et la dépréciation d’une monnaie (perte de valeur d’une devise). Les banques centrales (institutions publiques qui gèrent la politique monétaire et les réserves d’un pays) sont les principaux détenteurs d’or et peuvent en acheter pour diversifier leurs réserves. Elles ont ajouté 1 136 tonnes, pour une valeur d’environ 70 milliards de dollars, en 2022, soit le plus haut total annuel depuis le début des relevés, selon le World Gold Council. L’or évolue souvent à l’inverse du dollar américain et des bons du Trésor américain (obligations d’État des États-Unis, considérées comme très sûres). Il peut aussi évoluer à l’opposé des actifs risqués comme les actions. Son prix peut être influencé par la géopolitique, les craintes de récession, les taux d’intérêt et les variations du dollar, car l’or est coté en dollars (XAU/USD, c’est-à-dire le prix d’une once d’or exprimé en dollars).Perspectives de marché pour l’or
Compte tenu de la stabilité actuelle autour de 536 AED le gramme, nous y voyons une phase de consolidation (période de stabilisation des cours) avant un possible mouvement haussier. Cette stabilité peut masquer des tensions de marché qui deviennent favorables à l’or. Les investisseurs sur produits dérivés (instruments financiers dont le prix dépend d’un actif sous-jacent, ici l’or) peuvent considérer cette faible volatilité (faibles variations de prix) comme une fenêtre pour se positionner. Le principal moteur pour l’or est l’évolution de la position de la Réserve fédérale américaine (Fed, la banque centrale des États-Unis). Après avoir maintenu les taux stables pendant une grande partie de 2025, des données récentes montrant un ralentissement de la croissance renforcent les attentes d’un assouplissement monétaire (politique visant à baisser les taux ou à soutenir l’économie) plus tard cette année. Le marché semble intégrer au moins deux baisses de taux d’ici fin 2026, un contexte généralement favorable aux actifs sans rendement comme l’or (qui ne verse ni coupon ni intérêt). Ce virage plus accommodant pèse aussi sur le dollar. L’indice du dollar (DXY, mesure de la force du dollar face à un panier de grandes devises) s’est déjà replié, perdant près de 3% sur le dernier trimestre par rapport à ses sommets de 2025. Historiquement, la relation inverse est nette : la hausse de l’or fin 2025 a coïncidé avec un dollar plus faible, et cette dynamique pourrait se poursuivre. La demande des banques centrales soutient également cette perspective. Après des achats record en 2024 et 2025, le rapport du World Gold Council pour le T1 2026 confirme que les banques centrales, menées par la Chine et l’Inde, ont ajouté 260 tonnes à leurs réserves. Ces achats institutionnels (achats réalisés par de grands acteurs comme les banques centrales) forment un socle pour le prix de l’or et limitent le risque de baisse marquée. Par ailleurs, les investisseurs restent attentifs à l’inflation, difficile à contenir en 2024 lorsqu’elle dépassait 3,5%. Les tensions géopolitiques persistantes dans plusieurs régions clés renforcent aussi l’attrait de l’or comme valeur refuge. Ces facteurs soutiennent la demande. Dans ce contexte, une stratégie consiste à prendre des positions acheteuses sur des dérivés de l’or (parier sur une hausse via des instruments financiers). L’achat d’options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) avec des échéances de trois à six mois peut offrir un potentiel de hausse tout en limitant le risque initial à la prime payée (coût de l’option). Les investisseurs doivent néanmoins rester vigilants face à des déclarations plus fermes que prévu de responsables monétaires (ton « restrictif », suggérant des taux plus élevés), qui peuvent provoquer un repli temporaire. Suivre les principales publications américaines sur l’inflation et l’emploi sera déterminant dans les prochaines semaines.
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