Baisse des stocks de brut : un signal de marché plus tendu
La diminution de 8,1 millions de barils est un signal haussier important (c’est-à-dire favorable à une hausse des prix), près de trois fois supérieure à ce qui était prévu. Cela suggère une demande plus forte que ce qu’anticipent les modèles de prévision. Cela peut indiquer une offre qui se resserre à l’approche de la période de forte consommation. Cette baisse pourrait s’expliquer par la hausse de l’activité des raffineries, qui augmentent leur production d’essence pour l’été. Le taux d’utilisation des raffineries américaines (part des capacités de raffinage effectivement utilisées) est monté à 91,8%, son plus haut niveau cette année, ce qui accroît la consommation de pétrole brut et pèse sur les stocks. Cette accélération intervient alors que l’AAA (association américaine connue pour ses études sur les déplacements) prévoit un nombre record d’automobilistes pour le week-end du Memorial Day. Dans ce contexte, certains opérateurs peuvent chercher à se positionner pour une poursuite de la hausse des prix du brut dans les prochaines semaines. Une option simple consiste à acheter des options d’achat (« call options », droit d’acheter à un prix fixé à l’avance) sur les contrats à terme (« futures », contrats standardisés d’achat/vente à une date future) WTI (West Texas Intermediate, pétrole de référence aux États-Unis) échéance juillet ou août 2026. Le risque est limité à la prime (montant payé pour acheter l’option). Une alternative moins coûteuse est le « bull call spread » (stratégie haussière sur options) sur les mêmes échéances : acheter un call à un prix d’exercice (strike) plus bas et vendre un call à un strike plus haut. Cela réduit le coût initial, tout en plafonnant le gain potentiel et en fixant la perte maximale. La tension actuelle du marché tranche avec une grande partie de 2025, marquée par des hausses de stocks qui limitaient les rebonds des prix sur fond de perspectives économiques plus faibles. Le rythme de baisse des stocks apparaît plus marqué que ce qui avait été observé au second semestre 2025.Principaux risques : attente de la confirmation de l’EIA
Il faudra toutefois attendre la publication officielle de l’EIA (Energy Information Administration, agence publique américaine de statistiques de l’énergie) plus tard cette semaine pour confirmer les chiffres de l’API. Une baisse d’ampleur comparable dans le rapport de l’EIA renforcerait le scénario haussier et pourrait soutenir une nouvelle progression des prix. À l’inverse, un ralentissement de l’économie mondiale ou une résolution inattendue des perturbations du transport maritime au Moyen-Orient pourrait rapidement inverser la dynamique.
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