Politique de la Fed et perspectives d’inflation
Le président de la Fed, Jerome Powell, a souligné la tension entre les objectifs du « double mandat » (emploi élevé et inflation faible) et a réaffirmé la volonté de ramener l’inflation à 2 % de manière durable. Selon lui, l’inflation liée aux droits de douane (taxes sur les importations) aurait ajouté environ 0,5 % à 1 % à la hausse des prix et pourrait n’être qu’un effet ponctuel, tandis que les anticipations à long terme restent maîtrisées (les marchés ne s’attendent pas à une inflation durablement plus élevée). Au Royaume-Uni, la dépendance au gaz naturel importé accroît l’exposition à une facture énergétique plus élevée, alors que l’inflation reste au-dessus de la cible de la Banque d’Angleterre (banque centrale britannique). Les données indiquent une activité des entreprises au plus bas depuis six mois, une hausse des coûts des intrants industriels (matières premières et composants achetés par les usines) au rythme le plus rapide depuis 1992, et un repli des ventes au détail. La croissance du PIB au T4 2025 (produit intérieur brut, mesure de l’activité économique) est attendue stable à 1 %. Sur le plan graphique, une résistance (zone où le cours a du mal à monter) se situe à 1,3330, puis 1,3410 et 1,3435. Le support (zone où le cours a du mal à baisser) est à 1,3188, puis 1,3100 et 1,3035, avec un cours sous les moyennes mobiles près de 1,3500 (indicateurs qui lissent les prix pour identifier la tendance).Stratégie de trading et positionnement de marché
Cet environnement a favorisé les investisseurs achetant des options de vente (« put », contrat qui gagne en valeur si la paire baisse) sur GBP/USD. Le passage sous 1,3200 a déclenché de nouvelles ventes techniques (ordres motivés par des seuils de prix plutôt que par l’économie), au bénéfice des positions vendeuses sur les contrats à terme (« futures », instruments standardisés pour acheter/vendre à une date donnée). Le mouvement initial a été alimenté par l’actualité, mais la poursuite de la baisse s’explique surtout par des fondamentaux faibles (données économiques et perspectives). Désormais, l’écart entre les économies américaine et britannique est le point central. Le dernier rapport sur l’emploi aux États-Unis fait état de 230 000 créations nettes, et la Fed a indiqué qu’elle maintiendrait ses taux inchangés jusqu’au deuxième trimestre. À l’inverse, l’Office for Budget Responsibility (organisme public britannique de prévisions budgétaires) a abaissé sa prévision de croissance 2026 à 0,8 %, citant une demande des ménages faible. Pour les prochaines semaines, la stratégie privilégiée reste de vendre les rebonds sur GBP/USD (vendre lors des remontées). Vendre des « spreads » d’options d’achat (« call spreads », combinaison d’options qui encadre le risque) avec échéance mai au-dessus de la résistance à 1,3300 peut générer un revenu (prime encaissée) tout en limitant le risque. Les fondamentaux ne plaident pas pour un rebond durable de la livre sterling.
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