Pression sur la Réserve fédérale et incertitude sur la direction
Trump a de nouveau critiqué le président de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) Jerome Powell et a affirmé qu’il pourrait le retirer de son siège au Conseil des gouverneurs s’il ne quittait pas son poste. Le mandat de Powell à la tête de la Fed s’achève le 15 mai, tandis que son mandat de gouverneur court jusqu’en 2028. Sur le graphique en quatre heures, l’indice RSI (Relative Strength Index, un indicateur qui mesure la force et la vitesse d’un mouvement de prix) se situait près de 66, et le MACD (un indicateur de tendance basé sur l’écart entre deux moyennes mobiles) est passé légèrement sous zéro. Une résistance restait située autour de 1,1825 : un dépassement ouvrirait la voie vers 1,1930. Un support était observé juste au-dessus de 1,1770, puis entre 1,1720 et 1,1740. Une cassure sous environ 1,1650 — correspondant aux plus bas des 8 et 12 avril — fragiliserait la tendance haussière actuelle.Facteurs moteurs : de la géopolitique vers les données
L’affaiblissement ponctuel du dollar en 2025 était une réaction à la perspective d’une désescalade en Iran, un mouvement typique « risk-on » (appétit pour le risque : les investisseurs privilégient alors les actifs plus risqués et vendent les valeurs jugées refuges). Cependant, la persistance des tensions fin 2025 et début 2026 a réaffirmé le rôle du dollar comme principal actif refuge (valeur recherchée en période d’incertitude). Contrairement à l’an dernier, les opérateurs achètent désormais le dollar sur les nouvelles d’instabilité, au lieu de le vendre sur des espoirs de paix. Le bras de fer politique entre le président américain et le président de la Fed en 2025 avait ajouté de l’incertitude, pesant sur le dollar. Aujourd’hui, l’attention se porte surtout sur l’écart de dynamique économique et de politique monétaire entre les États-Unis et la zone euro. Les données d’inflation américaines de mars 2026 ont montré un CPI (indice des prix à la consommation) toujours élevé à 3,1%, tandis que l’HICP de la zone euro (indice harmonisé des prix, mesure comparable de l’inflation) a ralenti à 2,5%, ce qui conforte une position « hawkish » de la Fed (orientée vers la lutte contre l’inflation, donc des taux plus élevés), par rapport à la Banque centrale européenne. Pour les intervenants sur les dérivés (produits dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, comme une devise), cela signifie que les approches de 2025 sont moins adaptées. Vu le niveau actuel plus bas du taux de change, acheter des options d’achat EUR/USD à échéance longue (call : droit d’acheter à un prix prédéfini) avec des prix d’exercice autour de 1,1000 peut être une manière mesurée de se positionner sur une surprise positive en Europe. Cela permet de viser un potentiel de hausse tout en limitant le risque. L’écart de taux d’intérêt (différence entre les rendements attendus aux États-Unis et en zone euro) domine davantage qu’au moment du bruit politique de l’an dernier. Le chômage américain reste bas à 3,8%, ce qui soutient une politique de taux « plus élevés plus longtemps », tandis que la zone euro est à 6,5%. Dans ce contexte, viser un dollar plus fort en vendant des contrats à terme EUR/USD (futures : contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) ou via des contrats à terme de gré à gré (forwards : accords non standardisés pour se couvrir) afin de protéger des actifs libellés en euros (couvrir un risque de change) reste une stratégie centrale pour les prochaines semaines. Par conséquent, des niveaux techniques comme 1,1825, qui constituaient une résistance importante en 2025, ne sont plus des objectifs immédiats. L’attention se déplace vers les données économiques qui guident la politique des banques centrales. Les prochains chiffres d’inflation et d’emploi pèseront davantage sur l’EUR/USD que des discussions de paix encore hypothétiques.
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