Signaux de l’inflation en zone euro
L’inflation sous-jacente, qui exclut surtout l’énergie et l’alimentation pour mieux refléter la tendance de fond, est restée plus faible que l’inflation totale. Le HICP sous-jacent a progressé de 0,8% sur un mois, inchangé, tandis que le taux sur un an a reculé à 2,3%, sous la prévision de 2,4% et la lecture précédente. Des responsables ont souligné l’incertitude liée aux marchés de l’énergie. Le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jørgensen, a averti d’une perturbation prolongée en raison de la guerre en Iran, et Madis Müller, membre de la BCE, a indiqué qu’une action pourrait être nécessaire si les prix de l’énergie restent élevés, ajoutant qu’une hausse en avril « ne peut pas être exclue ». Au Royaume-Uni, le PIB (produit intérieur brut, mesure de la production totale de l’économie) a augmenté de 0,1% sur un trimestre (QoQ, par rapport au trimestre précédent) au T4, conforme aux prévisions et à l’estimation précédente. La croissance annuelle s’est établie à 1%, également en ligne avec les attentes.Croissance britannique et contraintes pour la BoE
À l’inverse, l’économie britannique paraît plus fragile, ce qui limite la marge de manœuvre de la BoE (Bank of England, banque centrale du Royaume-Uni) pour adopter un discours aussi ferme que celui de la BCE. Sur le dernier trimestre 2025, la croissance du PIB n’a été que de 0,1%, et des indicateurs plus récents, comme les ventes au détail de février, ont montré un recul inattendu de 0,5%. Cet environnement proche de la « stagflation » (croissance faible avec inflation élevée) met la BoE dans une situation délicate, car relever les taux pourrait plus facilement faire basculer l’économie en récession (baisse prolongée de l’activité).
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