Perspectives de l’euro et attentes sur la BCE
Les perspectives de l’euro restent partagées, car des prix de l’énergie plus élevés peuvent peser sur la balance commerciale de la zone euro (différence entre exportations et importations). Les marchés monétaires (marchés où l’on échange des produits à court terme et où l’on anticipe les taux) intègrent maintenant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE) cette année, contre aucune attendue le mois dernier. L’attention se porte sur la réunion de la BCE du 19 mars, les marchés anticipant deux hausses de 25 points de base (0,25 point de pourcentage), possiblement en juin et septembre. Christine Lagarde devrait parler des pressions sur les prix (inflation), liées au conflit au Moyen-Orient. Le président français Emmanuel Macron a déclaré que la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz doit être rétablie rapidement. Il a aussi appelé le président iranien à arrêter des attaques qu’il a citées dans des pays comme le Liban et l’Irak. Le yen japonais pourrait être soutenu, car le Japon a mis en garde contre de fortes variations de change. La ministre des Finances Satsuki Katayama a dit que le gouvernement surveille les marchés et pourrait agir fermement.Politique du yen et signaux de forte variation
Le Japon et la Corée du Sud ont publié une déclaration commune sur les baisses rapides du yen et du won coréen. La Banque du Japon devrait maintenir son taux à 0,75 %, avec une attention particulière aux commentaires de Kazuo Ueda. La divergence de politique monétaire (écart entre les orientations des banques centrales) maintient les marchés d’options en alerte et cela se voit dans les prix. La volatilité implicite à trois mois de l’EUR/JPY (variation attendue du cours, déduite du prix des options) tourne autour de 10,2 %, en hausse par rapport à moins de 8 % au début de 2025. Cela indique que le marché prévoit des mouvements de prix plus importants au cours du trimestre à venir. L’optimisme géopolitique de l’an dernier sur une fin rapide du conflit au Moyen-Orient s’est révélé trop tôt. Avec le pétrole Brent (référence mondiale du prix du pétrole) qui reste au-dessus de 85 dollars le baril, ces coûts d’énergie élevés continuent de peser davantage sur la zone euro, très dépendante des importations, que sur le Japon. Cela renforce une perspective négative pour l’euro dans la paire. Dans cet environnement, il peut être intéressant d’acheter des options de vente (put : droit de vendre à un prix fixé) sur l’EUR/JPY avec des échéances (date de fin du contrat) dans trois à six mois, pour profiter d’une baisse possible. Ces options limitent le risque à la prime payée et permettent de se positionner sur un yen plus fort, porté soit par un durcissement supplémentaire de la Banque du Japon (hausse de taux), soit par une intervention sur le marché des changes (achat/vente de devises par les autorités). Pour viser des mouvements toujours forts, des positions acheteuses de volatilité via des « straddles » (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice, pour gagner si le cours bouge beaucoup) peuvent aussi être rentables.
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