Inflation américaine au centre de l’attention
L’indice des prix à la consommation (CPI, le principal indicateur d’inflation aux États-Unis, mesurant l’évolution des prix payés par les ménages) est attendu plus tard mardi. L’inflation « globale » (headline, incluant tous les postes, notamment énergie et alimentation) est prévue à 3,7% sur un an en avril, au plus haut depuis septembre 2023, tandis que l’inflation « sous-jacente » (core, hors énergie et alimentation, donc moins volatile) est attendue à 2,7% sur un an, après 2,6% en mars. Dans la zone euro, l’indice ZEW de sentiment économique pour l’Allemagne (enquête mesurant le moral des investisseurs et analystes) s’est amélioré à -10,2 en mai, contre -17,2 en avril, alors qu’il était attendu à -19,8. L’indicateur de la situation actuelle a reculé à -77,8 après -73,7, sous le consensus de -77,5. Sur le graphique 4 heures, la dynamique s’est dégradée: le RSI (Relative Strength Index, indicateur de force du mouvement des prix) évolue près de 47 et le MACD (indicateur de tendance basé sur des moyennes mobiles) est légèrement sous zéro. Les supports se situent à 1,1725 puis 1,1645–1,1675, tandis que les résistances sont à 1,1790–1,1800 puis 1,1850.Divergence de politique monétaire: un facteur déterminant
Un an plus tard, le contexte a nettement changé. Cette période de tensions géopolitiques a effectivement maintenu l’inflation élevée et difficile à faire baisser (« collante »), poussant la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) à garder des taux plus hauts plus longtemps durant la seconde moitié de 2025, ce qui a fait chuter la paire. Aujourd’hui, avec un EUR/USD autour de 1,1150, le risque immédiat de conflit s’est atténué, mais ses effets économiques restent au premier plan. Les derniers chiffres du CPI d’avril 2026 montrent une inflation retombée à 2,9%, en nette baisse par rapport au pic de 3,7% observé après les tensions au Moyen-Orient en 2025. Mais ce niveau reste au-dessus de l’objectif de la Fed, ce qui entretient l’incertitude sur le calendrier d’un changement de cap. Les anticipations issues du CME FedWatch Tool (outil qui traduit les prix des contrats à terme en probabilités de décisions de la Fed) indiquent que le marché mise désormais sur 60% de probabilité d’une première baisse de taux au quatrième trimestre, un scénario qui évolue régulièrement. Dans la zone euro, le contraste est marqué: les dernières données montrent une croissance du PIB (produit intérieur brut, mesure de l’activité économique) de seulement 0,2% au premier trimestre 2026. Des responsables de la Banque centrale européenne (BCE) ont laissé entendre la semaine dernière qu’ils se préoccupent davantage de soutenir la croissance que de combattre les derniers restes d’inflation. Cette divergence entre banques centrales pèse sur l’euro. Dans ce contexte, des stratégies visant une poursuite de la baisse, ou au mieux un potentiel de hausse limité, sur l’EUR/USD gagnent en intérêt. Acheter des options de vente (« puts », qui donnent le droit de vendre à un prix fixé) avec un prix d’exercice autour de 1,1000 et une échéance de six à huit semaines peut constituer une couverture peu coûteuse contre un recul lié à cette divergence. L’investisseur profite d’un mouvement baissier tout en fixant à l’avance la perte maximale. L’incertitude sur le calendrier des baisses de taux de la Fed, face à une possible action de la BCE, maintient une volatilité élevée sur les options (la volatilité mesure l’ampleur attendue des variations de prix). L’indice Cboe EuroCurrency Volatility Index, EVZ (baromètre de la volatilité implicite sur l’euro/dollar, c’est-à-dire la volatilité « anticipée » par le marché des options) évolue autour de 8,5, au-dessus de sa moyenne d’avant 2025, signe de nervosité. Cela rend attractive, pour certains opérateurs, la vente d’options d’achat (« calls ») loin du prix actuel (« hors de la monnaie », donc peu susceptibles d’être exercées) afin de financer l’achat de puts et réduire le coût de la protection contre une baisse.
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