Enquêtes ZEW et perspectives de l’euro à court terme
Les enquêtes sont jugées plus difficiles à interpréter en période de forte volatilité géopolitique (variations rapides des prix liées aux tensions internationales), mais elles devraient malgré tout signaler une dégradation des perspectives de croissance de la zone euro. Le biais sur l’EUR/USD est négatif tant qu’il n’y a pas d’avancées concrètes vers un accord de paix États-Unis–Iran. Un passage au-dessus de 1,180 est jugé difficile à tenir dans les conditions actuelles. Un retour vers 1,170 est présenté comme le scénario le plus probable à court terme. En regardant l’analyse publiée à la même période en 2025, le consensus de marché était baissier sur l’EUR/USD, avec l’idée d’un retour possible vers 1,170. Cette vue reposait sur l’attente d’un ZEW allemand en baisse et sur le risque d’un repli des actions lié aux tensions géopolitiques. Mais la faiblesse attendue ne s’est pas matérialisée autant que prévu. On a constaté que l’indice ZEW du sentiment économique, après un bref recul en mai 2025, a en réalité rebondi pendant l’été, pour atteindre +8,5 en août 2025, les commandes industrielles montrant une résistance inattendue. La dégradation durable du moral ne s’est pas installée, surprenant de nombreuses positions vendeuses (investisseurs pariant sur une baisse). Cela rappelle le risque de trop s’appuyer sur des enquêtes de sentiment quand les données économiques évoluent rapidement.Leçons de marché de mi-2025
Par ailleurs, la correction redoutée n’a pas eu lieu mi-2025 : le S&P 500 a progressé de plus de 3 % entre mai et juillet, signe que l’appétit pour le risque est resté élevé. Cette résistance a été incompatible avec un EUR/USD plus faible, montrant que la paire était davantage liée au climat général de marché qu’à des titres géopolitiques isolés. Le dépassement de 1,180, jugé auparavant intenable, est devenu un nouveau support (zone de prix où la demande tend à limiter la baisse) à la fin de l’été. Compte tenu de cet historique, il faut éviter de se positionner sur une forte baisse de l’euro sur la seule base du sentiment, surtout avec une BCE toujours plus restrictive que la Fed. La leçon de l’an dernier est que l’écart de politique monétaire (différence de trajectoire des taux entre banques centrales) constitue un plancher puissant pour la paire. En conséquence, vendre l’euro de manière agressive offre un rapport rendement/risque défavorable (gain potentiel limité vs pertes potentielles). Dans les prochaines semaines, une approche plus prudente consisterait à utiliser des options (instruments permettant d’acheter ou vendre une devise à un prix fixé à l’avance) pour exprimer un optimisme mesuré. On pourrait envisager de vendre des options de vente EUR/USD « hors de la monnaie » (strike éloigné du prix actuel, ici plus bas), avec un prix d’exercice proche de 1,1750, afin d’encaisser une prime (revenu reçu à la vente de l’option), en pariant que le support établi fin 2025 tiendra. Cette stratégie profite de l’érosion du temps (baisse de valeur de l’option à mesure que l’échéance approche) si la paire reste stable ou monte, tout en limitant le risque à un niveau déterminé.
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