Tensions au Moyen-Orient et demande de valeurs refuges
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que l’attaque ne pousserait pas Téhéran à capituler. Selon lui, elle illustrait « la défaite et l’effondrement moral d’un ennemi en désordre ». Ce contexte soutenait la demande de monnaies dites « valeurs refuges » (devises recherchées en période de stress), comme le dollar américain. Les menaces de droits de douane américains (taxes sur les importations) étaient aussi au centre de l’attention. Bloomberg a évoqué un projet de décret qui pourrait instaurer des droits de douane allant jusqu’à 100% sur certains médicaments importés, si les entreprises concernées ne concluent pas d’accord avec l’administration. Les marchés surveillaient également les chiffres attendus sur l’emploi, avec une prévision de 60 000 créations de postes en mars et un taux de chômage (part de la population active sans emploi) de 4,4%. Le dollar américain est la devise la plus échangée au monde, représentant plus de 88% des échanges sur le marché des changes (le marché où s’achètent et se vendent les devises), soit environ 6 600 milliards de dollars par jour selon les données de 2022. La Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis) vise une inflation de 2% et agit notamment sur les taux d’intérêt (le coût du crédit). Elle utilise aussi des programmes d’achats d’actifs (« assouplissement quantitatif », c’est-à-dire achats d’obligations pour soutenir l’économie) et des réductions de ces achats ou de son bilan (« resserrement quantitatif », pour retirer de la liquidité) afin d’influencer les conditions financières et, indirectement, le dollar.
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