Sanctions sur le pétrole et demande de dollars
Tasnim a indiqué que les États-Unis avaient accepté une levée temporaire des sanctions sur le pétrole iranien pendant les négociations, tandis que l’Iran continue de réclamer une suppression totale. Cette évolution a réduit une partie de la demande de dollar, souvent utilisé comme valeur refuge (actif jugé plus sûr en période d’incertitude). L’EUR/USD a progressé vers 1,1640, le GBP/USD évoluait près de 1,3420, l’USD/JPY montait vers 158,90 et l’AUD/USD grimpait vers 0,7160. Le WTI (pétrole américain de référence) était stable autour de 102,30 dollars le baril, tandis que l’or se maintenait vers 4 559 dollars. Les données attendues incluent la confiance Westpac en Australie (enquête sur le moral des ménages), les minutes de la RBA (compte rendu détaillé de la réunion de la Banque de réserve d’Australie), les chiffres de l’emploi au Royaume-Uni et les demandes d’allocations chômage, l’ADP aux États-Unis (estimation privée des créations d’emplois), les ventes de logements en attente (compromis signés avant vente) et l’inflation au Canada le 19 mai. D’autres publications suivront jusqu’au 22 mai, dont les taux en Chine, l’inflation au Royaume-Uni, l’IPC japonais (indice des prix à la consommation), le PIB allemand (produit intérieur brut) et l’indice de confiance de l’Université du Michigan.Évolution des moteurs de marché depuis l’an dernier
Les inquiétudes liées aux négociations États-Unis–Iran et aux sanctions pétrolières, très présentes l’an dernier, ont laissé place à un marché davantage centré sur la dynamique de la demande mondiale. Le brut West Texas Intermediate s’échange actuellement près de 81 dollars le baril, nettement sous les 102 dollars observés alors, notamment après des données récentes de l’EIA (agence américaine de l’énergie) montrant une hausse inattendue des stocks (pétrole non consommé et conservé) de 2,1 millions de barils la semaine dernière. Les opérateurs devraient surveiller les signes d’affaiblissement de la demande via les PMI (indices d’activité calculés à partir d’enquêtes auprès des entreprises) aux États-Unis et en Europe, car cela pourrait signaler une nouvelle baisse des prix du pétrole. Dans ce contexte, des options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé) peuvent servir de couverture. Le yen japonais s’était fortement affaibli en 2025, l’USD/JPY s’approchant de 158,90 sur des craintes de « normalisation » de politique monétaire (retour progressif à des taux plus élevés) qui ne s’étaient pas matérialisées aussi vite. Même si la Banque du Japon a depuis mis fin aux taux négatifs, l’écart de taux d’intérêt avec les États-Unis reste important et pèse sur le yen, maintenant l’USD/JPY autour de 156,50. Compte tenu du risque d’intervention officielle (action des autorités pour freiner les mouvements de change), acheter des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) très en dehors de la monnaie (prix d’exercice loin du cours actuel, donc moins cher mais plus risqué) peut être une façon peu coûteuse de rester exposé à la hausse liée au carry trade (stratégie consistant à emprunter dans une devise à faible taux pour investir dans une devise à taux plus élevé), tout en encadrant le risque. Le niveau extrême de l’or près de 4 559 dollars l’once l’an dernier reflétait un pic de crainte géopolitique et de pressions inflationnistes. Aujourd’hui, avec un or autour de 2 415 dollars, son rôle est davantage celui d’un actif refuge sensible aux taux réels (taux d’intérêt corrigés de l’inflation). Avec des chiffres d’inflation importants attendus au Royaume-Uni et au Canada cette semaine, toute surprise peut modifier les anticipations de taux et affecter l’or, ce qui peut rendre pertinentes des stratégies de type straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente pour miser sur une forte variation, sans parier sur le sens). Les devises sensibles au risque, comme le dollar australien, progressaient avec un meilleur sentiment en 2025, mais le contexte est désormais plus complexe. L’AUD dépend moins de l’appétit général pour le risque et davantage de la santé économique chinoise, alors que de récentes données de production industrielle montrent un ralentissement plus marqué qu’anticipé. Plutôt que de poursuivre les hausses de l’AUD/USD, certains peuvent envisager des collars sur options (combinaison d’un put de protection et d’un call vendu pour financer la couverture) afin de protéger des positions longues contre de mauvaises surprises dans les prochaines statistiques chinoises.
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