Inflation Maintenue Au Niveau Attendu
Avec une inflation de février exactement à 1,9 %, le marché n’a pas été surpris, ce qui réduit une grande part d’incertitude pour le moment. Cette confirmation d’une baisse progressive de l’inflation (inflation qui ralentit) devrait faire diminuer la volatilité (fortes variations de prix) à court terme. L’indice VSTOXX, qui mesure la volatilité des actions de la zone euro, est déjà passé sous 14 en réaction, son plus bas niveau cette année. Ce chiffre de 1,9 % écarte pratiquement toute nouvelle hausse des taux (augmentation des taux d’intérêt) de la Banque centrale européenne (BCE, banque centrale de la zone euro) et déplace le débat vers le calendrier de la première baisse de taux. On a vu une dynamique similaire en 2024, lorsque le marché a commencé à intégrer (anticiper dans les prix) des baisses plusieurs mois avant que la banque centrale ne les annonce clairement. Les projections de mars des équipes de la BCE (prévisions internes) ont déjà légèrement revu à la baisse les prévisions de croissance 2026, ce qui ajoute de la pression pour agir plus tôt. Pour nos positions sur les taux (stratégies liées aux taux d’intérêt), cela renforce l’idée qu’il faut se positionner pour des taux plus bas plus tard cette année. Les marchés de contrats à terme (produits financiers qui fixent aujourd’hui un prix pour plus tard) intègrent actuellement une baisse complète de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) d’ici la réunion de septembre, et ces données nous donnent la confiance pour renforcer ces positions. La trajectoire est plus claire qu’à la fin de 2025, lorsque l’inflation tournait encore autour de 2,4 %. Cet environnement soutient les actions européennes, car la perspective d’un coût d’emprunt plus faible améliore les perspectives d’investissement des entreprises et de bénéfices. Il faut envisager d’acheter des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) sur des indices comme l’Euro Stoxx 50, en anticipant une hausse lorsque le marché aura pleinement intégré ce changement de cap, de la lutte contre l’inflation vers le soutien à la croissance. C’est d’autant plus vrai que les dernières données PMI (indice des directeurs d’achat, enquête sur l’activité) du secteur des services ont montré une hausse inattendue, ce qui suggère que l’économie pourrait réagir rapidement à un soutien monétaire. Sur le marché des devises, une BCE plus accommodante (plus favorable à des taux bas) met une pression à la baisse sur l’euro, surtout face au dollar américain, où l’inflation reste un peu plus tenace. On peut s’attendre à ce que le taux de change EUR/USD baisse depuis son niveau actuel autour de 1,08. Acheter des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) sur l’EUR/USD est un moyen de profiter de cette divergence de politique monétaire (différence de direction entre banques centrales).L’attention De La Politique Se Déplace Vers La Croissance
Le tableau d’ensemble est désormais celui d’une croissance économique faible comme principal moteur de la politique monétaire, un changement important par rapport aux deux dernières années. Les chiffres définitifs du PIB (produit intérieur brut, mesure de la production totale) du T4 2025 ont montré une croissance très faible de 0,1 %, et cette inflation « conforme à la cible » donne à la BCE le feu vert pour traiter cette faiblesse. Par conséquent, notre priorité dans les prochaines semaines est de nous positionner pour un environnement de taux plus bas et de volatilité plus faible.
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