Implications pour les baisses de taux de la BCE
Une inflation plus élevée que prévu en Italie suggère que les pressions sur les prix (c’est-à-dire la tendance des prix à continuer de monter) restent fortes dans la zone euro. Cela remet en cause l’idée, très répandue sur les marchés, d’une trajectoire simple vers des baisses de taux de la Banque centrale européenne (BCE, l’institution qui fixe les taux d’intérêt de référence de la zone euro). Il faut donc revoir le calendrier et l’ampleur d’un éventuel assouplissement monétaire cet été (baisse des taux visant à rendre le crédit moins cher). Ce chiffre donne des arguments aux « faucons » de la BCE (responsables favorables à une politique plus stricte contre l’inflation) pour plaider en faveur d’un report des baisses de taux. Avec l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et certains produits alimentaires) dans la zone euro encore proche de 3 %, les décideurs seront plus prudents face au risque de baisser les taux trop tôt. Il faut ajuster les anticipations intégrées dans les contrats à terme sur taux (instruments financiers qui reflètent les attentes du marché sur les taux) : probabilité plus faible d’une baisse en juin et cycle de baisse possiblement plus limité sur le reste de l’année. Ce chiffre italien s’inscrit dans un contexte plus large : l’Allemagne et l’Espagne ont aussi signalé la semaine dernière une inflation des services (prix liés aux services, souvent influencés par les salaires) qui résiste. Le chiffre d’inflation de l’ensemble de la zone euro, attendu demain, pourrait donc dépasser les attentes. Cette inflation persistante complique les perspectives pour les actions européennes et les obligations d’État (dettes publiques, sensibles aux anticipations de taux).Volatilité des marchés et opportunités de trading
L’incertitude sur la trajectoire de la BCE devrait accroître la volatilité (ampleur des variations de prix), restée faible depuis des mois. Une stratégie consiste à acheter des options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) sur des indices comme l’Euro STOXX 50 afin de profiter d’une hausse des mouvements de marché. Ces positions sont relativement peu coûteuses actuellement et peuvent gagner en valeur si les marchés doivent réviser rapidement leurs anticipations de taux. Une BCE plus ferme (« hawkish », c’est-à-dire moins encline à baisser les taux) peut aussi soutenir l’euro. Si la Réserve fédérale américaine (Fed) continue de signaler des baisses de taux plus tard dans l’année, l’écart de taux (différence entre les taux attendus aux États-Unis et dans la zone euro) pourrait évoluer en faveur de l’euro. L’achat d’options d’achat (calls, qui profitent d’une hausse) sur EUR/USD peut être une manière de se positionner sur un renforcement de la monnaie unique dans les prochaines semaines.
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