Les signaux d’inflation en Belgique et le risque pour la zone euro
Cette accélération de l’inflation en Belgique peut constituer un signal précoce pour l’ensemble de la zone euro. Même si 1,65 % reste sous l’objectif de 2 % de la Banque centrale européenne (BCE), c’est la tendance qui compte. Elle remet en cause les anticipations de marché très « accommodantes » (dovish, c’est-à-dire favorables à des taux bas) qui dominaient fin 2025. Ce chiffre, après les derniers indices PMI (indicateurs d’activité basés sur des enquêtes auprès des entreprises) du secteur manufacturier allemand passés contre toute attente en zone d’expansion à 50,8 (au-dessus de 50, l’activité est considérée en hausse), suggère une économie plus solide. Nous ajustons donc nos positions sur les « swaps de taux d’intérêt » (contrats financiers permettant d’échanger un taux fixe contre un taux variable afin de se couvrir ou de spéculer sur l’évolution des taux) pour profiter d’une possible hausse des taux à l’avenir. Le changement est notable : il y a un mois, le marché valorisait encore une probabilité de baisse des taux au second semestre 2026 pouvant atteindre 75 %. L’incertitude pourrait accroître la volatilité (amplitude des variations de prix) sur le marché obligataire. Nous envisageons d’acheter des options (droits d’acheter ou de vendre à un prix fixé) sur des contrats à terme (futures) de Bund allemand, notamment des « straddles » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, afin de tirer parti d’un fort mouvement de prix, quelle qu’en soit la direction). L’épisode de 2022 a montré à quelle vitesse les attentes d’inflation peuvent changer, avec un réajustement rapide des prix sur les marchés. Pour les cambistes (traders sur devises), une BCE plus « restrictive » (hawkish, c’est-à-dire plus encline à relever les taux pour combattre l’inflation) pourrait soutenir l’euro. Alors que l’EUR/USD évolue depuis des semaines dans une fourchette étroite autour de 1,085, nous examinons l’achat d’options d’achat (call, pari sur une hausse) à court terme pour viser une sortie par le haut. L’amélioration relative de l’inflation et de la croissance en zone euro contraste désormais avec les dernières données américaines montrant un ralentissement des dépenses des ménages, limitées à +0,2 % le mois dernier.Couverture actions face à une BCE moins accommodante
Cette résurgence des préoccupations inflationnistes pourrait peser sur les actions européennes, bien orientées depuis le début de l’année. Nous envisageons d’acheter des options de vente de protection (puts, qui gagnent de la valeur si le marché baisse) sur l’indice EURO STOXX 50. Il s’agit d’une couverture (hedge, protection contre un scénario défavorable) à coût limité si le marché commence à craindre que la BCE doive renoncer à sa politique accommodante plus tôt que prévu.
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