L’or poursuit sa baisse pour une deuxième semaine, tandis que la hausse des prix du pétrole ravive les craintes d’inflation et renforce les anticipations de hausse des taux.

by VT Markets
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Mar 13, 2026
L’or a reculé vendredi et se dirige vers une deuxième baisse hebdomadaire, car la hausse des prix du pétrole liée à la guerre entre les États-Unis et l’Iran a ravivé les craintes d’inflation (hausse générale des prix) et a renforcé les attentes de taux d’intérêt plus élevés. XAU/USD (le prix de l’or en dollars américains) s’échangeait près de 5 040 $, restant dans la zone 5 000–5 200 $. Le détroit d’Ormuz est resté en pratique fermé par le Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran depuis le début de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. L’AIE (Agence internationale de l’énergie) a déclaré que ce conflit provoque la plus grande perturbation d’approvisionnement de l’histoire du marché mondial du pétrole.

Les attentes sur les banques centrales changent

Avant la guerre, les marchés prévoyaient au moins deux baisses de taux de la Fed (banque centrale des États-Unis) cette année. Désormais, ils n’anticipent plus qu’environ 20 points de base (0,20 point de pourcentage) de baisse d’ici décembre, d’après les swaps Bloomberg (contrats financiers utilisés pour estimer les taux futurs). Les marchés intègrent aussi pleinement une hausse de taux de la BCE (Banque centrale européenne) d’ici juillet et ont relevé leurs attentes d’un durcissement de la BoE (Banque d’Angleterre) d’ici la fin de l’année. L’indice du dollar américain (mesure de la force du dollar face à un panier de devises) est monté au-dessus de 100, son plus haut niveau depuis novembre 2025, tandis que le rendement (taux d’intérêt) des obligations américaines à 10 ans s’est maintenu autour de 4,25 %, proche de sommets sur cinq semaines. Le Core PCE américain (indice d’inflation suivi par la Fed, hors éléments très volatils) a augmenté de 0,4 % sur un mois en janvier et de 3,0 % sur un an, et la croissance du PIB (production totale de l’économie) au T4 a été de 0,7 % contre 1,4 % attendu. Sur le graphique 4 heures, le prix est passé sous la SMA 100 périodes (moyenne mobile simple sur 100 bougies, indicateur de tendance) près de 5 163 $ et a testé la SMA 200 périodes autour de 5 083 $. Le RSI (indice de force relative, mesure du momentum) se situait près de 42, tandis que l’ADX (indice de tendance, mesure la force d’une tendance) montait vers 20. La guerre en cours au Moyen-Orient modifie en profondeur les perspectives d’inflation et de taux d’intérêt pour 2026. Avec un détroit d’Ormuz pratiquement fermé, le choc d’offre pétrolière (baisse brutale de la quantité de pétrole disponible) oblige les banques centrales à renoncer aux virages « accommodants » (politique de baisse de taux) attendus fin 2025. Cette hausse des rendements et ce dollar plus fort pèsent sur les actifs sans rendement comme l’or (qui ne verse ni intérêt ni coupon).

Idées de positionnement stratégique

Cette situation rappelle des crises énergétiques passées, où des chocs géopolitiques ont créé des pressions de stagflation (inflation élevée et croissance faible). Le pétrole WTI (référence du pétrole américain) s’échange désormais au-dessus de 150 $ le baril, un niveau inédit depuis plus de dix ans. Le risque de destruction de la demande (les consommateurs achètent moins car les prix sont trop élevés) augmente, ce que reflètent les chiffres faibles du PIB du T4 2025. L’indice VIX (indice de volatilité, baromètre de la peur sur les marchés) est resté au-dessus de 25, signalant un stress et une incertitude persistants. La force du dollar vient à la fois de son rôle de valeur refuge (actif recherché en période de crise) et du changement d’anticipations sur la Fed. Comme le marché n’attend plus de baisse de taux cette année, garder des positions acheteuses en dollar (parier sur une hausse du dollar) peut rester pertinent, surtout contre les monnaies dont les banques centrales réagiront plus lentement. On peut aussi exprimer une vision négative sur les obligations (parier sur une baisse de leur prix et donc une hausse des rendements) en vendant des contrats à terme sur les bons du Trésor américain à 10 ans, en misant sur un rendement au-delà de 4,25 %. Pour ceux qui pensent que la prime géopolitique (surcoût lié au risque de guerre) peut se calmer temporairement, vendre un iron condor (stratégie d’options qui vise à gagner si le prix reste dans une zone) sur l’or peut être efficace. En vendant des options d’achat « hors de la monnaie » (prix d’exercice au-dessus du prix actuel) au-dessus de 5 250 $ et des options de vente « hors de la monnaie » sous 4 950 $, on encaisse une prime (le prix payé pour l’option) grâce à un marché qui reste en range (évolue dans un couloir). On parie ainsi que l’or restera coincé entre son rôle de valeur refuge et la pression des taux plus élevés. Au final, la cause principale de ces tensions est le choc pétrolier. Tant que le détroit d’Ormuz restera un point d’étranglement (zone qui bloque le flux), la direction la plus probable pour le pétrole est à la hausse. Il faut s’y adapter en conservant ou en ajoutant des options d’achat sur les contrats à terme WTI et Brent (référence du pétrole en Europe) pour profiter directement de la perturbation d’approvisionnement.

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