L’or progresse pour une deuxième séance consécutive, alors que l’intervention du Japon affaiblit le dollar et que le pétrole recule sur la proposition de l’Iran

by VT Markets
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May 2, 2026
L’or a progressé une deuxième séance d’affilée (+0,50 %), après l’intervention du Japon sur le marché des changes, qui a affaibli le dollar. La paire XAU/USD (prix de l’or exprimé en dollars) s’échangeait à 4 643 $, après un rebond depuis 4 560 $. L’Iran a transmis une proposition aux États-Unis via le Pakistan, ce qui a fait baisser le pétrole et a amélioré l’appétit pour le risque (envie des investisseurs d’acheter des actifs plus risqués). Le WTI (pétrole américain de référence) cotait 101,91 $ le baril, en baisse de plus de 3 % sur la séance.

La faiblesse du dollar soutient l’or

Les autorités japonaises sont intervenues jeudi, en dépensant jusqu’à 35 milliards de dollars, contre 36,8 milliards en juillet 2024, selon les données de la Banque du Japon. Le Dollar Index (indice qui mesure la force du dollar face à un panier de grandes devises) reculait de 0,03 % à 98,07. La communication de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) indique des taux d’intérêt « plus élevés plus longtemps », en raison de pressions inflationnistes liées au conflit au Moyen-Orient. D’après Prime Terminal, les marchés monétaires (marchés où se négocient des titres de dette de court terme et où se forment les anticipations de taux) tablent sur des taux inchangés jusqu’à la fin de l’année. L’indice ISM manufacturier (enquête sur l’activité des usines américaines) d’avril est ressorti à 52,7, inchangé par rapport à mars. Le sous-indice des prix payés (coûts des intrants, c’est‑à‑dire matières premières et composants) a grimpé de 78,3 à 84,6, un plus haut depuis avril 2022. L’or se maintient près de 4 550 $, avec une résistance (zone où le prix a du mal à monter) au‑dessus de 4 700 et une zone de moyennes mobiles (indicateurs qui lissent les prix sur une période donnée) à 4 718–4 749, puis 4 834. Les supports (zones où le prix a tendance à se stabiliser) se situent à 4 600, puis 4 510 et 4 351.

La demande des banques centrales soutient les prix

Les banques centrales ont ajouté 1 136 tonnes d’or, pour une valeur d’environ 70 milliards de dollars en 2022, selon le World Gold Council (organisation de référence du secteur). Nous observons l’or pris entre deux forces. Le dollar s’affaiblit à cause de l’intervention massive du Japon sur le marché des devises, ce qui soutient généralement l’or. En revanche, la Fed reste très restrictive (politique monétaire visant à freiner l’inflation), et plusieurs responsables évoquent même une possible hausse de taux, ce qui limite souvent la hausse de l’or. L’intervention japonaise, comme en 2022 et 2024, pourrait n’offrir qu’un soutien temporaire. L’attention du marché se portera ensuite sur le rapport américain NFP (Nonfarm Payrolls, créations d’emplois hors agriculture) d’avril. Un chiffre solide, surtout avec des salaires en hausse au‑delà des 0,3 % attendus sur un mois, renforcerait l’idée de taux élevés plus longtemps. Le dollar pourrait alors se raffermir et l’or revenir vers son support à 4 510 $. À l’inverse, un rapport sur l’emploi plus faible remettrait en cause le scénario de la Fed et pourrait faire sortir l’or de sa zone actuelle. Si le NFP ressort sous 175 000, les opérateurs pourraient anticiper davantage de baisses de taux, ce qui pèserait sur le dollar et pousserait l’or vers une résistance proche de 4 750 $. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, comme l’or), cette configuration suggère de se préparer à un mouvement marqué après le NFP. La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite des prix des options) des options sur l’or monte, signe d’une possible sortie de range (fourchette de prix) entre 4 550 et 4 700. Des stratégies « straddle » ou « strangle » (achat simultané d’options d’achat et de vente, avec prix d’exercice identiques ou différents) peuvent viser à profiter d’un fort mouvement, sans parier sur le sens. Au‑delà du court terme, la demande des banques centrales reste un soutien. Les achats nets (achats moins ventes) ont atteint un record de 290 tonnes au premier trimestre 2024, selon le World Gold Council, une tendance qui pourrait se poursuivre. Ce flux d’achats suggère que les replis liés à une Fed restrictive peuvent être perçus comme des opportunités par les gros investisseurs. La baisse récente du pétrole, liée à la proposition de l’Iran, réduit les craintes immédiates sur l’inflation, mais la Fed regarde surtout l’inflation « sous‑jacente » (inflation hors énergie et alimentation, plus stable). L’enquête ISM montre des coûts d’intrants au plus haut depuis avril 2022, ce qui maintient la prudence des décideurs. La Fed devrait donc rester dépendante des données (décisions guidées par les statistiques à venir), rendant les prochains indicateurs économiques déterminants.

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