Perturbation des routes commerciales et pression inflationniste
Le conflit renforce les inquiétudes sur les perturbations du commerce via le détroit de Bab el‑Mandeb, alors que le détroit d’Ormuz est, de fait, fermé. Ces éléments maintiennent les prix du pétrole à un niveau élevé et augmentent le risque d’inflation. L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) a relevé sa prévision d’inflation aux États‑Unis à 4,2%, au‑dessus de sa précédente estimation et de l’objectif de la Fed (Réserve fédérale américaine) à 2,7%. Dans son scénario central, l’OCDE estime que la Fed laisserait ses taux inchangés jusqu’en 2027, tandis que CME FedWatch (outil qui estime les probabilités de décisions de la Fed à partir des prix des contrats à terme sur taux) indique plus de 50% de probabilité d’une hausse des taux américains en 2026. L’or évolue en range (zone de fluctuation) après être passé sous la moyenne mobile à 100 jours (SMA, un prix moyen sur 100 séances, souvent utilisé pour repérer la tendance), tout en rebondissant sur la moyenne mobile à 200 jours. Le MACD (indicateur de momentum, c’est‑à‑dire la force du mouvement des prix) reste négatif, le RSI (indice de force relative, qui mesure si un marché est très vendu ou très acheté) se situe au milieu des 30. La résistance (zone où le prix a du mal à monter) se trouve vers 4 630 $, puis 4 880 $. Le support (zone où le prix a tendance à se stabiliser) est vers 4 380 $, puis 4 300 $, avec un récent point bas autour de 4 100 $. Nous sommes face à une opposition classique entre peur géopolitique et réalité monétaire, ce qui entretient l’incertitude. L’escalade au Moyen‑Orient soutient l’or en tant que valeur refuge. L’indice de volatilité de l’or du Cboe (GVZ, mesure de la volatilité attendue via les prix des options) reflète cette tension, avec un bond récent à 22,5, son plus haut niveau depuis plus d’un an, signe que les primes d’options augmentent en anticipation d’un fort mouvement.Positionnement options en vue d’une sortie de range
Le risque d’une opération terrestre en Iran, combiné aux perturbations en mer Rouge et au détroit d’Ormuz, constitue un scénario très inflationniste. L’impact se voit déjà sur le transport maritime: le trafic de conteneurs via Bab el‑Mandeb a chuté de plus de 80% par rapport au début 2025, ce qui menace de nouveau les chaînes d’approvisionnement (flux de production et de livraison). Pour les opérateurs qui estiment que le risque géopolitique dominera la politique des banques centrales, l’achat d’options d’achat (call, contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) visant la résistance à 4 880 $ est une stratégie possible. À l’inverse, le risque de hausse des taux représente un frein majeur pour l’or, qui ne rapporte pas d’intérêt. Après une inflation restée au‑dessus de 3% pendant une grande partie de 2025, la nouvelle prévision de l’OCDE à 4,2% aux États‑Unis rend une hausse des taux de la Fed en 2026 difficile à éviter. Ce scénario soutient le dollar et pourrait peser sur l’or, ce qui rend l’achat d’options de vente (put, contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) visant la zone de support des 4 300 $ attractif pour ceux qui misent sur une Fed plus stricte (hawkish, c’est‑à‑dire orientée vers des taux plus élevés pour combattre l’inflation). Compte tenu de ces forces opposées, une stratégie de volatilité sans pari directionnel paraît la plus prudente à court terme. Mettre en place un straddle acheteur (acheter en même temps un call et un put au prix proche du cours, “at‑the‑money”) permet de profiter d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre. Cette approche est adaptée quand une sortie de la phase de consolidation (période de range) est probable, mais que la direction reste incertaine.
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