Aggravation du conflit au Moyen-Orient
Le conflit Iran–Israël est entré dans son septième jour après que l’Iran a tiré des missiles et des drones (appareils sans pilote) à travers le Golfe, touchant une raffinerie de pétrole à Bahreïn. Israël a poursuivi des frappes aériennes sur Téhéran, et les États-Unis ont suspendu les activités de leur ambassade au Koweït. Les marchés attendent des données américaines, notamment les Nonfarm Payrolls (statistique mensuelle des emplois créés hors agriculture aux États-Unis), avec des attentes autour de 59 000 pour février après 130 000 en janvier. Les ventes au détail (dépenses des consommateurs dans les magasins) sont prévues en baisse de 0,3% sur un mois en janvier, après une stabilité auparavant. Les États-Unis doivent instaurer un tarif douanier mondial temporaire de 15% (taxe sur les importations), remplaçant un taux de 10%, après que la Cour suprême a annulé la plupart des taxes précédentes. Scott Bessent a déclaré que ce tarif pourrait revenir en arrière d’ici cinq mois, à mesure que de nouvelles enquêtes commerciales avancent. L’or s’échangeait près de 5 110 $, avec une résistance à 5 134 $ (niveau où le prix a du mal à monter) et un support à 5 080 $ (niveau où le prix a du mal à baisser). D’autres niveaux mentionnés étaient 5 480 $, 5 598 $, ainsi que la moyenne mobile exponentielle sur 50 jours (EMA, moyenne des prix récents qui donne plus de poids aux derniers jours) à 4 883 $, et le RSI sur 14 jours à 53 (indice de force relative, indicateur d’élan qui aide à repérer si le marché est trop monté ou trop baissé).Positionnement sur les options et risque
Avec le conflit au Moyen-Orient dans son septième jour début 2025, la demande « refuge » pousse clairement le prix de l’or. Avec un métal au-dessus de 5 100 $, il faut s’attendre à une volatilité implicite très élevée sur le marché des options (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options). Cela ressemble à ce qui a été observé avec l’indice de volatilité de l’or du CBOE (GVZ, indicateur des fluctuations anticipées sur l’or), qui avait dépassé 35% en quelques semaines au début du conflit en Ukraine en 2022. Pour ceux qui cherchent à profiter d’une poursuite de la hausse, acheter directement des options d’achat (call, contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) est probablement trop cher. Une approche possible est le spread haussier avec calls (bull call spread : acheter un call et vendre un call plus haut pour réduire le coût) afin de viser un mouvement vers la limite haute du canal à 5 480 $ (zone de prix encadrant la tendance). Cette méthode limite le risque et réduit le coût d’entrée, ce qui est plus prudent quand les prix sont déjà élevés. À l’inverse, le risque d’un cessez-le-feu soudain ou de commentaires plus « durs » de la Fed (hawkish : priorité à la lutte contre l’inflation, donc taux plus élevés) reste important. Pour se protéger contre une baisse nette, on peut envisager d’acheter des options de vente (put, contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) avec un prix d’exercice (strike, prix fixé dans le contrat) sous le support du canal à 5 080 $. Cela sert d’assurance pour les positions acheteuses (positions longues) déjà en portefeuille. La force de fond de l’or est soutenue par des achats « réels » (achats physiques) observés avant 2025. Des données du World Gold Council (Conseil mondial de l’or, organisme qui compile des données du marché) indiquent que les banques centrales ont acheté un record de 1 037 tonnes d’or en 2023, et que ces achats soutenus ont continué en 2024. Cette tendance de long terme crée un plancher solide pour le prix, même si les variations à court terme sont fortes.
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