Les données de la zone euro dégradent les perspectives
Les indicateurs de la zone euro ont déçu. En Allemagne, l’indice IFO du climat des affaires (baromètre basé sur une enquête auprès des entreprises) a reculé à 84,4 en avril, au plus bas depuis octobre 2022. En France, la confiance des ménages (sondage mesurant le moral des consommateurs) s’est aussi dégradée. Aux États-Unis, l’attention se portait sur un point presse du secrétaire à la Défense Pete Hegseth et du général Dan Caine à 08h00 (12h00 GMT). En Europe, les marchés se tournaient vers la réunion de la BCE (Banque centrale européenne) jeudi prochain, avec des taux attendus inchangés. D’un point de vue technique, l’EUR/USD a tenu un support entre 1,1645 et 1,1670, avec une résistance vers 1,1720 et un niveau clé à 1,1740. Le RSI 14 périodes sur le graphique 4 heures (indicateur de momentum mesurant la force du mouvement, souvent interprété autour du seuil de 50) est resté sous 50. Le MACD (indicateur de tendance basé sur des moyennes mobiles) était légèrement négatif. Des objectifs plus bas se situaient entre 1,1505 et 1,1525.Stratégies de couverture avant la BCE
La faiblesse de l’IFO allemand, tombé à 84,4, complique la réunion de la BCE la semaine prochaine. Alors que le marché anticipe un ton restrictif (politique plus dure visant à freiner l’inflation, souvent via des hausses de taux), ces chiffres faibles peuvent inciter la BCE à temporiser. En 2022, l’EUR/USD était passé sous la parité lorsque la BCE avait été perçue comme en retard face à l’inflation et au ralentissement. Pour les prochaines semaines, une piste est l’achat d’options de vente (put) sur l’EUR/USD afin de se couvrir contre une surprise accommodante (dovish, donc plus favorable à des taux bas) de la BCE ou une nouvelle escalade en Iran. Viser des prix d’exercice sous le support clé de 1,1645 paraît cohérent : une cassure pourrait accélérer un mouvement vers la zone 1,1525. Le coût des options augmente, mais il permet un risque borné (perte maximale connue à l’avance) dans un contexte très incertain. L’anxiété du marché se voit aussi dans le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur »), remonté au-dessus de 22, signalant une nervosité marquée. Cela suggère une volatilité plus élevée sur l’ensemble des marchés, pas seulement sur le change. Dans ce cadre, des stratégies qui profitent d’un grand mouvement, comme un straddle acheteur (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice, pour miser sur une forte variation quel que soit le sens) sur l’EUR/USD avant l’annonce de la BCE, peuvent être adaptées.
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