Les risques géopolitiques restent élevés
Le trafic dans le détroit d’Ormuz est resté largement bloqué en raison des restrictions de mouvement imposées par l’Iran et d’un blocus naval américain des ports iraniens. Le Premier ministre israélien a déclaré avoir ordonné des attaques contre des cibles du Hezbollah au Liban, maintenant le risque géopolitique au premier plan. Les marchés sont également restés prudents avant la réunion du FOMC (le comité de la Réserve fédérale américaine qui décide des taux), sur deux jours, qui débute mardi, avec une attention portée à l’inflation et à l’activité économique américaine. Des nouvelles sur la situation entre les États-Unis et l’Iran devraient aussi influencer la volatilité (des mouvements rapides et importants des prix). Sur les marchés physiques (achat et vente de métal réel), les primes en Inde ont grimpé à leur plus haut niveau depuis plus de deux mois et demi, sur fond de faibles disponibilités. En Chine, les primes se situaient entre 9 et 12 dollars l’once (31,1 g), contre 3 à 6 dollars la semaine précédente. Depuis le début du mois, l’or évolue dans une fourchette après un rebond depuis la moyenne mobile simple à 200 jours (indicateur de tendance calculé sur 200 séances) testée en mars. Le RSI (indice de force relative, indicateur de momentum qui mesure la vitesse des variations de prix) était proche de 47, et le MACD (indicateur qui compare des moyennes mobiles pour évaluer la tendance) montrait des signaux légèrement positifs. Le support (zone de prix où l’achat tend à freiner la baisse) se situe vers 4 650-4 645 $, tandis que la résistance (zone où la vente tend à freiner la hausse) est repérée à 4 750 $, 4 800 $ et 4 860-4 865 $, avec 5 000 $ au-dessus.Approches de trading pour un marché en range
Au vu de signaux contradictoires, l’opportunité semble davantage se situer dans la volatilité que dans un pari directionnel clair (hausse ou baisse). La perspective d’un accord de paix États-Unis–Iran exerce une pression baissière sur le dollar, mais le blocus du détroit d’Ormuz et les actions militaires israéliennes maintiennent une prime de risque géopolitique (surcote liée aux incertitudes). Un schéma comparable avait été observé fin 2025, lorsque des rumeurs de paix avaient provoqué une baisse nette mais temporaire des actifs refuge (valeurs recherchées en période de stress), avant un retour à une lecture plus prudente. La réunion du FOMC est l’événement clé, car le marché s’interroge sur la prochaine décision de la Fed. Le dernier rapport CPI américain (indice des prix à la consommation) a montré une inflation sous-jacente (hors prix volatils, notamment énergie et alimentation) toujours élevée à 3,1 %, ce qui rend moins certaine une inflexion accommodante (orientation vers des taux plus bas) de la Fed. D’après CME FedWatch (outil estimant les probabilités de mouvements de taux à partir des prix des contrats à terme), la probabilité d’une baisse de taux d’ici septembre 2026 est récemment passée d’environ 70 % à un peu moins de 60 %, reflétant cette incertitude. Alors que l’or consolide (évolue sans tendance) entre environ 4 645 $ et 4 865 $, vendre des options peut être une stratégie. Une stratégie de type « iron condor » (combinaison d’options visant à profiter d’un prix qui reste dans une fourchette) — vendre des options d’achat au-dessus de 4 870 $ et des options de vente sous 4 640 $ — peut tirer parti d’un prix contenu et de l’érosion du temps (perte de valeur d’une option à l’approche de son échéance). L’indice GVZ (mesure de la volatilité implicite, c’est‑à‑dire la volatilité attendue par le marché via les prix des options) a remonté à 18,5 avant la réunion, rendant ce type de vente d’options plus attractif. Pour ceux qui anticipent une cassure haussière, portée par une Fed plus accommodante ou une forte demande physique, un « call spread » (achat d’une option d’achat et vente d’une autre à un prix d’exercice plus élevé, pour réduire le coût) est une approche plus prudente. Acheter un call 4 800 $ et vendre un call 5 000 $ sur une échéance plus lointaine limite le coût initial tout en captant une partie importante du mouvement potentiel. Cela s’appuie sur le rapport T1 2026 du World Gold Council, qui a signalé une hausse de 12 % des achats des banques centrales. Il faut aussi envisager une rupture sous le support clé de 4 645 $. Un communiqué de la Fed plus restrictif (signalant des taux plus élevés plus longtemps) pourrait renforcer le dollar et faire chuter l’or. Acheter des options de vente avec un prix d’exercice autour de 4 600 $ offrirait une protection contre ce scénario et pourrait devenir profitable si les ventes techniques (ventes déclenchées par des signaux graphiques) s’accélèrent.
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