Réserves d’or et géopolitique
Il indique que la part du dollar américain dans les réserves des banques centrales est passée de plus de 60% à 40%. Sur la même période, la part de l’or aurait atteint 30% après avoir triplé depuis son point bas. Le cadre identifie trois moteurs : la quantité d’or détenue par les banques centrales, le prix de l’or et le total des réserves mondiales de change (FX, les réserves en monnaies étrangères comme le dollar, l’euro ou le yen). Il attribue les évolutions actuelles de ces trois facteurs principalement aux banques centrales des pays émergents (celles d’économies en rattrapage), notamment via des achats d’or et la possibilité que les réserves de change commencent à diminuer. Les recompositions géopolitiques modifient l’ordre financier mondial et poussent les banques centrales à privilégier l’or plutôt que le dollar. Ce mouvement ne vient pas d’un choix de politique monétaire (réglage des taux et de la liquidité par une banque centrale), mais d’une réaction au nouvel équilibre des puissances. Une tendance de fond se dessine : des pays réduisent activement leur dépendance au dollar (dédollarisation, c’est-à-dire moindre utilisation du dollar dans les réserves et les échanges). Cette tendance s’appuie sur les données récentes du World Gold Council (organisation de référence du secteur aurifère), qui indique que les banques centrales ont ajouté 290 tonnes aux réserves mondiales au premier trimestre 2026. Ce début d’année solide prolonge les achats très élevés observés en 2025, avec plus de 1 000 tonnes acquises. Cette demande durable des banques des pays émergents crée un soutien important au prix de l’or (un niveau de prix qui résiste mieux à la baisse).Conséquences pour le trading sur l’or
Dans le même temps, la domination du dollar dans les réserves de change continue de reculer. Les dernières données du FMI (Fonds monétaire international) à fin 2025 montrent que la part du dollar dans les réserves « allouées » (réserves ventilées par devise et déclarées) est tombée à 58,2%, un niveau inédit depuis des décennies. Les tensions commerciales et les sanctions poussent les États à chercher d’autres options. Pour les traders, cela suggère une pression haussière persistante sur l’or, déjà monté au-dessus de 2 450 $ l’once cette année. Une approche consiste à utiliser des options d’achat (call, un contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) ou des spreads haussiers (bull call spread, achat d’un call et vente d’un autre call à un prix d’exercice plus élevé pour réduire le coût) sur des ETF adossés à l’or (fonds indiciels cotés, négociés en Bourse). Cela permet de viser une hausse tout en limitant le risque. Les achats réguliers des banques centrales restent un facteur favorable majeur, peu susceptible de s’inverser rapidement. Les tensions géopolitiques suggèrent une volatilité élevée (amplitude des variations de prix), ce qui rend les options plus chères (prime plus élevée) mais peut aussi accroître leur intérêt. Les traders peuvent aussi envisager des stratégies profitant d’un affaiblissement du dollar, comme des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) sur l’indice du dollar américain, le DXY (indice mesurant le dollar face à un panier de grandes devises). C’est une façon de se positionner sur l’autre versant de la dédollarisation. Il faut suivre de près les banques centrales des pays émergents, principaux moteurs du mouvement. Leurs achats continus soutiennent les prix de l’or. Il est aussi important de surveiller une éventuelle baisse de leurs réserves de change, car cela signalerait un changement majeur des flux de capitaux mondiaux (mouvements d’argent entre pays et marchés).
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