Contrats à terme sur l’énergie et implications pour la politique monétaire
Nomura indique que si les courbes des contrats à terme, à leur récent pic, se concrétisent au moment de la réunion de juin de la BCE, la BCE devrait relever ses taux deux fois cette année, avec une première hausse possible en juin. Si, au contraire, les prix de l’énergie se stabilisent autour de leur récent pic d’ici juin, cela pourrait augmenter davantage les prévisions d’inflation IPCH, car les courbes des contrats à terme sur le pétrole et le gaz baissent avec le temps (les prix prévus sont plus bas pour les échéances lointaines). Dans ce cas de stabilisation, Nomura estime qu’une hausse de taux supplémentaire pourrait être nécessaire. L’article précise qu’il a été produit avec un outil d’IA et relu par un éditeur. L’an dernier, nous avons étudié l’idée que la Banque centrale européenne maintiendrait ses taux, en supposant que les prix de l’énergie reviendraient aux niveaux d’avant le conflit. Même si le Brent a baissé par rapport à ses sommets de 2025 au-dessus de 110 $, il reste élevé autour de 88 $ le baril. De même, le gaz naturel néerlandais TTF s’échange près de 45 €/MWh (mégawattheure, unité d’énergie), bien en dessous de son pic mais loin des niveaux inférieurs à 20 € observés il y a quelques années. Ces coûts de l’énergie qui restent élevés expliquent en grande partie pourquoi l’inflation IPCH en zone euro reste difficile à faire baisser, avec un dernier chiffre à 2,8 %, encore au-dessus de l’objectif de 2 % de la BCE. Cela confirme la crainte exprimée l’an dernier : si les prix de l’énergie ne reviennent pas vraiment à la normale, cela mettrait à l’épreuve la détermination de la banque centrale. La BCE est désormais prise entre le soutien à une économie fragile et la lutte contre cette inflation persistante. Pour les traders (opérateurs de marché), cela ouvre une possibilité claire de profiter de la volatilité des taux d’intérêt (variation attendue des prix liés aux taux) dans les prochaines semaines. Le marché intègre actuellement environ 20 points de base de hausses d’ici la fin de l’année, ce qui crée un écart important entre un scénario de statu quo et une ou deux hausses qu’un nouveau choc des prix de l’énergie pourrait imposer. Nous pensons que des positions acheteuses sur la volatilité (stratégies qui gagnent si les mouvements augmentent), comme l’achat de straddles (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix) sur des contrats à terme EURIBOR (contrats basés sur le taux d’intérêt interbancaire en euros), sont intéressantes, car elles peuvent gagner que la BCE ne bouge pas ou qu’elle soit forcée de relever ses taux.Stratégie d’options USD/EUR
Cette incertitude concerne aussi directement le marché des devises, créant des possibilités sur les options EUR/USD (contrats qui donnent le droit, pas l’obligation, d’acheter ou vendre la paire euro/dollar à un prix fixé). Toute surprise « restrictive » (hawkish : ton plus dur, favorable à des taux plus élevés) d’un responsable de la BCE dans les prochaines semaines pourrait provoquer une forte hausse de l’euro. Se positionner via des options d’achat (calls) sur l’euro, à un prix d’exercice éloigné du prix actuel (out-of-the-money : options qui ne valent pas encore la peine d’être exercées), peut offrir un pari asymétrique (gain potentiel supérieur à la perte) sur l’idée que la banque centrale devra agir plus tôt que prévu.
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