Le risque géopolitique apporte un répit bref
Le président américain Donald Trump a déclaré que les infrastructures civiles iraniennes, dont des centrales électriques et des ponts, pourraient être visées si Téhéran ne rouvre pas le détroit d’Ormuz d’ici mardi. L’Iran a indiqué que le transit pourrait reprendre si une partie des recettes est utilisée pour indemniser l’Iran des dommages liés à la guerre, et la probabilité d’un accord sous 48 heures a été jugée faible. La hausse des prix de l’énergie liée au conflit a ravivé les inquiétudes d’inflation (hausse générale des prix) et les anticipations d’une politique monétaire plus restrictive (des taux d’intérêt plus élevés décidés par une banque centrale). Les opérateurs ont augmenté la probabilité d’une hausse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed, la banque centrale des États-Unis) en 2026, ce qui pourrait soutenir le dollar et limiter les gains du NZD/USD. L’attention du marché se tourne vers l’ISM Services PMI américain plus tard pendant la séance nord-américaine. Il s’agit d’un indicateur d’activité du secteur des services aux États-Unis : au-dessus de 50, il signale une expansion, en dessous de 50, une contraction. La liquidité (volume et facilité d’exécution des échanges) est plus faible en raison du lundi de Pâques dans de nombreux marchés. Cette opposition entre l’appétit pour le risque (tendance des investisseurs à acheter des actifs plus risqués) et la politique monétaire crée une forte incertitude, ce qui favorise le marché des options (contrats donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix fixé). Le risque accru de mouvement brutal suggère une hausse possible de la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) sur les options NZD/USD.Conséquences pour les options et le positionnement
Le scénario de fond devrait reprendre le dessus, et il est favorable au dollar. Avec une inflation américaine CPI (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) qui reste au-dessus de 3% sur le dernier trimestre, le marché intègre désormais une probabilité de 65% d’une hausse des taux de la Fed d’ici le troisième trimestre 2026. Cette perspective de Fed plus restrictive devrait freiner toute hausse marquée du NZD/USD. On observe aussi une divergence de politique monétaire (orientations différentes entre banques centrales) qui pèse sur la paire. Alors que la Fed réévalue la nécessité de taux plus élevés, la Reserve Bank of New Zealand (RBNZ, banque centrale de Nouvelle-Zélande) a déjà signalé un pic de son taux directeur, resté à 5,5% depuis plusieurs mois. Cet écart de communication des banques centrales soutient clairement le dollar face au dollar néo-zélandais. Côté positionnement (répartition des paris/positions des investisseurs), le plus bas de quatre mois autour de 0,5680 est désormais le support clé (zone de prix où la baisse a tendance à se stabiliser) à surveiller. La résistance (zone où la hausse a tendance à buter) se situe vers 0,5850. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader dès maintenant.
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