Soutien du dollar grâce à la demande de valeur refuge
Le dollar américain a aussi été soutenu par l’idée que les taux d’intérêt américains pourraient rester élevés plus longtemps. La Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) devrait largement laisser inchangée mercredi, lors de sa réunion d’avril, la fourchette cible des fed funds (le principal taux directeur américain) à 3,50%–3,75%, ce qui marquerait une troisième pause consécutive. En Nouvelle-Zélande, la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ, la banque centrale) est décrite comme restant prudente, voire prête à durcir sa politique monétaire (c’est-à-dire relever les taux) pour ramener l’inflation vers 2% (son niveau central). Les marchés intègrent une hausse de taux en mai après un chiffre d’inflation du premier trimestre plus élevé que prévu, avec des pressions sur les prix attendues en hausse au deuxième trimestre à cause du renchérissement de l’énergie. Le dollar néo-zélandais est influencé par la conjoncture locale, la politique de la banque centrale, l’économie chinoise et les prix des produits laitiers. Il a aussi tendance à évoluer avec l’appétit ou l’aversion pour le risque sur les marchés mondiaux, ainsi qu’avec l’écart de taux entre la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. Le bras de fer actuel sur NZD/USD autour de 0,5890 crée un conflit clair pour les prochaines semaines. Un climat d’aversion au risque, alimenté par l’impasse des discussions États-Unis–Iran, renforce le dollar et pèse sur la paire. Mais cela va à l’encontre de l’anticipation par le marché d’une hausse de taux de la RBNZ le mois prochain.RBNZ, Fed et volatilité à venir
Nous jugeons crédible la posture restrictive (c’est-à-dire orientée vers des taux plus élevés pour ralentir l’inflation) de la RBNZ, surtout après une inflation du premier trimestre ressortie élevée à 4,0%. Ce niveau, qui rappelle les pressions persistantes observées début 2025, rend une hausse de taux en mai difficile à éviter. Les prix des produits laitiers, également favorables — l’indice Global Dairy Trade (un indicateur de référence des prix laitiers aux enchères) ayant gagné plus de 5% depuis février — semblent aussi sous-estimés par le marché. L’attention se porte désormais sur la décision de la Fed demain, où nous anticipons un maintien des taux. Même si le marché intègre fortement des baisses plus tard cette année, cela ressemble à l’excès d’optimisme observé fin 2024 avant que la Fed ne repousse ces attentes. Un statu quo accompagné d’un ton ferme (signalant que les taux pourraient rester élevés) pourrait faire retomber ces anticipations et pousser le dollar à la hausse de manière plus générale. La situation est compliquée par la récente amélioration en Chine, avec l’indice Caixin PMI manufacturier (un indicateur d’activité du secteur industriel; au-dessus de 50, il signale une expansion) resté en zone d’expansion au-dessus de 52,0 pour un deuxième mois consécutif. Cet écart entre des données plutôt positives liées à la Nouvelle-Zélande et un climat mondial défavorable au risque suggère que la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) est sous-évaluée. Nous pensons que des stratégies sur options profitant d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre — comme le « straddle » acheteur (acheter simultanément une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice, pour gagner si le marché bouge fortement) — devraient être envisagées avant les prochaines réunions de banques centrales.
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