Inflation australienne et perspectives de la RBA
Sur un an, l’IPC a accéléré à 4,1%, en ligne avec les prévisions, après 3,6%. En mars, la RBA a relevé son taux directeur (le taux d’intérêt de référence) de 25 points de base (soit 0,25 point) à 4,1%, et a indiqué que l’inflation était déjà élevée avant la hausse des prix du pétrole liée au conflit au Moyen-Orient. Le dollar américain a reculé face à ses principales contreparties, même si la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) a signalé que les taux pourraient rester élevés plus longtemps. Son président, Jerome Powell, a jugé l’orientation actuelle de la politique monétaire adaptée, tout en soulignant que la situation au Moyen-Orient ajoute de l’incertitude. Côté statistiques américaines, l’estimation préliminaire (« flash », première publication) du PIB du 1er trimestre ressort à +2% sur un an. Le chiffre est inférieur au consensus à 2,3%, mais supérieur à la précédente lecture à 0,5%.Conséquences de marché pour l’AUD/USD
L’hypothèse d’une hausse de taux de la RBA en mai paraît solide au vu des derniers chiffres d’inflation. À 4,1% sur un an, l’IPC reste nettement au-dessus de la cible de la RBA (2–3%), ce qui renforce la pression pour relever les taux. Le marché du travail reste aussi tendu, avec un chômage stable à 3,7% selon les dernières données de mars. La RBA a déjà porté son taux directeur à 4,1% en mars, en mettant en avant des pressions inflationnistes, même avant la récente hausse du pétrole. Le consensus des analystes évoque désormais plusieurs hausses, possiblement en mai, juin et août. Les prix soutenus de certaines exportations clés, comme le minerai de fer (au-dessus de 115 dollars par tonne), constituent également un appui. En parallèle, le dollar américain s’affaiblit alors que la Fed temporise, en raison des incertitudes mondiales. Les propos de Jerome Powell suggèrent qu’il n’y a pas d’urgence à durcir davantage la politique monétaire. Cette lecture est confortée par la croissance du PIB à 2% au 1er trimestre, positive mais inférieure aux attentes. La prudence de la Fed s’explique aussi par une inflation américaine en ralentissement à 3,1% dans le dernier rapport, à l’inverse de la dynamique australienne. D’autres indicateurs, comme l’ISM manufacturier (enquête auprès des entreprises industrielles) à 49,5, signalent un léger repli du secteur (un niveau sous 50 indique une contraction), ce qui plaide pour une pause. Ce tassement de l’activité aux États-Unis pèse sur le dollar face à l’AUD. Cette divergence de politiques monétaires peut soutenir l’AUD face à l’USD dans les prochaines semaines. Les investisseurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change) peuvent envisager des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur l’AUD/USD afin de profiter d’une hausse, tout en limitant le risque si la paire évolue à contre-sens.
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