Attention Aux Chiffres D’inflation Aux États-Unis
Les statistiques publiées jeudi aux États-Unis montrent que l’indice des prix PCE (mesure de l’inflation basée sur les dépenses des ménages) est monté à 3,5% sur un an en mars, contre 2,8% en février, conforme aux attentes. Il a progressé de 0,7% sur un mois. Le PCE « core » (inflation hors prix de l’énergie et de l’alimentation, plus stable) s’est établi à 3,2% sur un an après 3% en février, également en ligne avec les prévisions. Le PIB américain (valeur totale de la production; indicateur principal de croissance), en première estimation annualisée (rythme sur un an extrapolé à partir d’un trimestre), a augmenté de 2,0% au T1 2026, contre 2,3% attendus, après 0,5% auparavant. Au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre a maintenu son taux directeur (principal taux d’intérêt) à 3,75% par 8 voix contre 1, Huw Pill souhaitant une hausse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage). Le gouverneur Andrew Bailey a évoqué des risques d’inflation de « second tour » (hausse des prix qui se propage via salaires et coûts) et d’éventuels effets sur les salaires liés à des pressions sur les prix tirées par l’énergie. Il a indiqué que le MPC (comité de politique monétaire) pourrait agir de manière préventive si ces pressions se transmettent.Volatilité De Marché Et Divergence De Politique Monétaire
Le conflit en cours au Moyen-Orient reste un facteur majeur de demande de valeur refuge en faveur du dollar. Un schéma comparable avait été observé lors des attaques contre le transport maritime en mer Rouge fin 2023, qui avaient fait bondir le Brent (prix de référence du pétrole de la mer du Nord) d’environ 10% en un mois. Dans ce contexte, toute hausse de la livre pourrait être temporaire, ce qui renforce l’intérêt d’une approche prudente sur GBP/USD. La divergence de politique monétaire (écart entre les orientations des banques centrales) demeure un thème central. Avec un PCE core américain toujours élevé à 3,2%, la Réserve fédérale pourrait être contrainte de conserver un ton restrictif (« hawkish », priorité à la lutte contre l’inflation via des taux élevés). À l’inverse, le vote 8-1 de la BoE pour le statu quo montre un comité hésitant. Cela rappelle 2022, quand les hausses rapides de la Fed avaient poussé l’indice du dollar (DXY, mesure du dollar face à un panier de grandes devises) à un plus haut de 20 ans, un scénario qui pourrait se répéter. L’absence d’action de la Banque d’Angleterre, malgré les avertissements de Bailey sur les effets de second tour, souligne un risque pour la livre. En choisissant d’attendre, le MPC pourrait se retrouver en retard si les prix de l’énergie continuent de grimper, ce qui pourrait imposer ensuite des hausses plus fortes, au détriment de l’économie. Cela plaide pour une perspective plus fragile de la livre sterling et pour une vigilance accrue face au risque de baisse.
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