Politique de la BoE et de la Fed au centre de l’attention
Les craintes d’une hausse des prix liée au conflit ont réduit les attentes d’une baisse de taux de la Banque d’Angleterre (BoE, banque centrale du Royaume-Uni) lors de la réunion du 19 mars. Les marchés monétaires (marchés où l’on échange des produits à court terme liés aux taux) estimaient à 88% la probabilité que la BoE laisse ses taux inchangés. Les données américaines ont montré une moyenne sur 4 semaines de l’ADP Employment Change (estimation privée des créations d’emplois aux États-Unis) à 15,5K, contre 12,8K une semaine plus tôt. Les ventes de logements existants (maisons déjà construites) ont augmenté de 1,7% en février après une baisse de -5,9% en janvier. Les marchés anticipaient environ 40 points de base (un point de base = 0,01%) de baisses de taux de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) d’ici la fin de l’année, avec l’attention sur l’IPC (CPI, indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) de février attendu mercredi. Un chiffre au-dessus de 2,5% et des prix du pétrole en hausse pourraient compliquer des baisses de taux. Sur le plan technique (analyse des prix passés pour repérer des zones clés), le soutien (zone où le prix a tendance à arrêter de baisser) se situe près de 1,3450, puis 1,3400 et 1,3360. La résistance (zone où le prix a tendance à arrêter de monter) est vue à 1,3530–1,3550, puis 1,3690 et 1,3800.Retour sur mars 2025
On se souvient qu’il y a un an, en mars 2025, GBP/USD dépassait 1,3450 malgré un conflit grave au Moyen-Orient. Le marché était soutenu par la conviction que la guerre se terminerait vite, ce qui maintenait l’appétit pour le risque (envie d’acheter des actifs plus risqués). Cet optimisme a été bref et a pesé sur les décisions des banques centrales le reste de l’année. Ces craintes d’inflation, déclenchées par le conflit, sont devenues réelles quand le pétrole brut WTI (West Texas Intermediate, pétrole américain de référence) a dépassé 110$ le baril à la mi-2025. Cela a forcé la Banque d’Angleterre à abandonner l’idée de baisser les taux et à maintenir son taux directeur (taux principal qui influence les autres taux) à 5,25% toute l’année. La livre a donc montré une nette force pendant une grande partie du second semestre 2025. La Réserve fédérale a subi une pression inflationniste similaire, ce qui a limité les baisses de taux attendues au début de 2025. Même si l’économie américaine a résisté, la Fed n’a réalisé qu’une seule baisse de 25 points de base (0,25%) tard dans l’année, à mesure que les prix de l’énergie commençaient à reculer. Cette prudence a relativement soutenu le dollar face à d’autres monnaies. Aujourd’hui, en mars 2026, la situation s’inverse: l’inflation au Royaume-Uni a nettement ralenti, avec un dernier chiffre d’IPC tombé à 3,1%. Ces données ont fortement augmenté les attentes d’une baisse de taux de la Banque d’Angleterre au cours du prochain trimestre (trois mois). Le récit passe de la lutte contre l’inflation au soutien d’une économie britannique en ralentissement. Pendant ce temps, le dernier chiffre d’IPC américain reste élevé à 3,2%, et le rapport sur les emplois non agricoles (non-farm payrolls, nombre d’emplois créés hors agriculture aux États-Unis) du mois dernier a montré une hausse solide de 275 000 emplois. Cette force persistante donne à la Fed peu de raisons d’envisager de nouvelles baisses de taux à court terme. On observe une divergence de politique monétaire (écart de stratégie de taux) entre les deux banques centrales.
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