Intervenants des banques centrales et données à très court terme
Au Royaume-Uni, les intervenants de la Banque d’Angleterre incluent l’économiste en chef Huw Pill demain. Megan Greene, Sarah Breeden et Alan Taylor doivent aussi s’exprimer plus tard cette semaine. L’inflation britannique de février sera publiée mercredi. ING estime qu’elle comptera moins, tandis que les PMI de demain pourraient avoir plus d’effet. ING indique que l’évolution de l’appétit pour le risque au niveau mondial (la volonté des investisseurs de prendre des placements plus risqués) pourrait limiter de nouvelles baisses d’EUR/GBP. Cela pourrait aussi réduire la possibilité d’une hausse durable de la livre face à l’euro.Écart de politique monétaire comme moteur principal
Un an plus tard, ce thème a en partie tenu, mais les données économiques ont fortement divergé. Les chiffres récents de février 2026 montrent que l’inflation sous-jacente au Royaume-Uni (inflation hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation) reste plus élevée que prévu à 3,1%, ce qui maintient la pression sur la Banque d’Angleterre pour garder une politique restrictive (taux d’intérêt élevés pour freiner l’inflation). À l’inverse, la dernière estimation rapide de l’IPCH (indice des prix harmonisé, mesure standard de l’inflation en Europe) en zone euro est tombée à 2,3%, ce qui ouvre une voie plus simple à la BCE pour assouplir sa politique monétaire (baisser les taux) plus tard cette année. Cet écart de politique monétaire est désormais le moteur principal, alors que ce n’était qu’une possibilité début 2025. Les marchés monétaires (prix de marché qui reflètent les attentes de taux) intègrent actuellement 75 points de base de baisse de taux de la BCE d’ici la fin de l’année, tandis que les attentes pour la Banque d’Angleterre ont été réduites à une seule baisse de 25 points de base au quatrième trimestre. Cet écart de taux croissant (différence entre les taux attendus) donne un argument fondamental solide pour un EUR/GBP plus bas. Cependant, l’avertissement sur l’appétit pour le risque de l’an dernier ne doit pas être ignoré. La volatilité (ampleur des variations de prix) sur les marchés mondiaux d’actions a augmenté, et l’indice VIX (indice de volatilité souvent appelé « indice de la peur ») a tourné autour de 17 en moyenne le mois dernier, ce qui reflète l’incertitude géopolitique et les craintes d’un ralentissement en Chine. Ce contexte soutient parfois l’euro face à la livre, plus sensible au risque, ce qui crée des reprises pénibles au sein de la baisse générale d’EUR/GBP. Compte tenu de ces forces opposées, les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme des options) peuvent envisager des stratégies qui profitent d’une hausse limitée de la paire. Vendre des options d’achat EUR/GBP « hors de la monnaie » (options d’achat avec un prix d’exercice au-dessus du prix actuel, donc moins susceptibles d’être exercées) avec des prix d’exercice autour de 0,8600 peut être une façon de générer un revenu. Cette stratégie gagne si la paire évolue à plat ou baisse, en s’appuyant sur l’idée que l’écart de politique monétaire empêchera une hausse importante de l’euro. Pour ceux qui veulent se positionner sur une baisse tout en tenant compte du soutien possible en période d’aversion au risque (quand les investisseurs fuient le risque), un spread baissier avec options de vente (stratégie avec deux options de vente, qui limite le risque) offre une alternative à risque limité. On peut acheter une option de vente avec un prix d’exercice à 0,8450 et vendre en même temps une option de vente avec un prix d’exercice plus bas, par exemple 0,8350, pour financer la position. Cela permet de gagner sur une baisse modérée tout en limitant les pertes si un choc d’aversion au risque fait monter la paire. Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader maintenant.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets