Le secteur des services montre des premiers signes de ralentissement
La dernière publication, à 50,9 contre 51 attendu, suggère un léger refroidissement de l’activité. Cet écart, même limité, compte car les services ont soutenu la solidité récente de l’économie. Cela renforce l’idée que la politique de la Réserve fédérale (Fed) consistant à maintenir des taux d’intérêt élevés plus longtemps commence à peser sur l’activité. Une hausse de la volatilité des marchés (les variations rapides des prix) est possible dans les prochaines semaines, le temps que les investisseurs intègrent ce chiffre. L’indice VIX, souvent appelé « baromètre de la peur » car il mesure la volatilité implicite attendue sur le S&P 500, est resté proche de 14 depuis plusieurs semaines. Une statistique décevante peut suffire à le ramener vers 18-20. Dans ce contexte, acheter des options de vente de protection (« puts », qui prennent de la valeur si le marché baisse) sur de grands indices comme le SPX (indice S&P 500) peut servir à couvrir des positions acheteuses existantes. La situation rappelle la fin 2024 et le début 2025, lorsque les premiers signes d’affaiblissement des PMI avaient précédé un marché instable. À l’époque, des paris à la baisse trop précoces avaient été pénalisés par des chiffres de l’emploi restés solides. Il est donc préférable d’éviter de devenir trop négatif avant d’obtenir une confirmation via les prochaines statistiques du marché du travail. L’attention se porte désormais sur la prochaine décision de la Fed et son effet sur les anticipations de taux. Les opérateurs pourraient renforcer leurs paris sur une baisse de taux plus tard cette année, ce qui se reflète dans les contrats à terme SOFR (des instruments financiers qui intègrent les attentes de taux à court terme basés sur le taux SOFR, un taux de référence des prêts garantis au jour le jour). Toute déclaration des responsables de la Fed sera analysée afin de détecter un éventuel changement de ton par rapport à leur position récente dite « restrictive » (c’est-à-dire favorable à des taux élevés pour freiner l’inflation). L’attention se portera aussi sur le rapport des créations d’emplois non agricoles (« Non-Farm Payrolls », un indicateur mensuel clé de l’emploi aux États-Unis). Un chiffre plus faible, ajouté à ce PMI, renforcerait l’idée d’un ralentissement. À l’inverse, une nouvelle statistique très robuste — comme les 240 000 créations annoncées le mois dernier — pourrait conduire le marché à considérer ce PMI comme un bruit temporaire.
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