Exigences de l’Iran et axe diplomatique
Les exigences affichées de Téhéran incluent la libération de fonds iraniens gelés (avoirs bloqués à l’étranger) et la levée des sanctions (restrictions économiques et financières). L’Iran a déclaré qu’il se concentrait actuellement sur la fin de la guerre. Après cette mise à jour, le dollar américain a nettement reculé. L’indice du dollar (DXY, mesure du dollar face à un panier de grandes devises) perdait 0,1% autour de 99,15, après avoir atteint plus tôt un plus haut de plus de cinq semaines à 99,40. Le pétrole WTI (West Texas Intermediate, référence américaine du brut) a aussi reflué depuis son sommet intrajournalier de 103,86 dollars. Il restait en hausse de 1,66%, autour de 102,60 dollars.Volatilité de marché et stratégie sur options
Aujourd’hui, le brut WTI s’échange nettement plus bas, autour de 85 dollars le baril, en partie parce que la « prime de risque » (surcoût lié à la crainte d’un choc géopolitique) observée en 2025 s’est dissipée. Les données montrent que le transit dans le détroit d’Ormuz est resté stable, avec des volumes proches de 21 millions de barils par jour, ce qui a apaisé les craintes initiales d’une forte perturbation. Cependant, les sujets de fond — sanctions et fonds gelés — restent largement sans solution, entretenant une accalmie trompeuse sur le marché. Cette impression de calme a fait baisser la volatilité, le VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») évoluant près de 14, un niveau faible qui suggère une complaisance des investisseurs. Dans ce contexte, l’« assurance » contre une hausse brutale des prix est devenue très peu coûteuse. Compte tenu de la faible volatilité implicite (volatilité anticipée intégrée dans le prix des options), les intervenants sur produits dérivés peuvent envisager d’acheter des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) à longue échéance et « hors de la monnaie » (prix d’exercice au-dessus du prix actuel) sur les contrats à terme de pétrole. Cette stratégie offre un moyen peu cher d’être exposé à une forte hausse si les tensions repartent ou si les discussions échouent. Alors que le marché se concentre sur les prévisions de demande, ce risque géopolitique paraît sous-évalué. Contrairement à 2025, le DXY évolue désormais à un niveau bien plus élevé, autour de 105,20, principalement porté par les écarts de taux d’intérêt (différences de rendements entre pays) plutôt que par des achats de « valeur refuge » (actifs recherchés en période de stress) liés aux conflits au Moyen-Orient. Utiliser des produits dérivés de change (instruments financiers liés aux devises) comme couverture directe contre ce risque est donc moins simple. L’opportunité la plus lisible se situe sur les options pétrolières, où le risque se reflète le plus directement dans les prix.
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