Powell signale de la patience
Jerome Powell a dit que l’économie se développe, que les dépenses des ménages restent solides et que l’activité du logement est faible. Il a ajouté que la demande de travail (le besoin des entreprises d’embaucher) s’est calmée et que le marché du travail n’est pas une source de pression sur l’inflation. Il a cité des estimations pour février : l’inflation PCE (un indicateur d’inflation basé sur les dépenses des ménages) à 2,8 % et l’inflation PCE « core » (hors énergie et alimentation, pour mieux voir la tendance) à 3,0 %. Powell a dit que les attentes d’inflation à court terme ont augmenté, tandis que les attentes à long terme restent cohérentes avec l’objectif de 2 %. Il a aussi expliqué que des prix de l’énergie plus élevés pourraient faire remonter l’inflation à court terme, pour une durée et une ampleur inconnues, et que les décisions de politique monétaire (les choix sur les taux) seront prises réunion par réunion. Le SEP (les prévisions publiées par les responsables de la Fed) a montré une projection médiane du taux directeur à 3,4 % fin 2026 et 3,1 % fin 2027 et fin 2028, avec un taux de long terme de 3,1 %. Il prévoit pour 2026 : un chômage à 4,4 %, une inflation PCE et PCE core à 2,7 %, une croissance du PIB (la mesure de la production de l’économie) à 2,4 %, et une croissance de long terme à 2,0 %. Powell a dit que les prévisions de croissance ont été relevées grâce à une meilleure productivité (produire plus avec la même quantité de travail). Il a aussi déclaré que des baisses de taux ne suivraient pas si la baisse de l’inflation s’arrête.Implications pour le trading
La Réserve fédérale indique que les taux d’intérêt resteront élevés plus longtemps que prévu, avec une forte possibilité d’une seule petite baisse de taux en 2026. Cela implique d’ajuster les positions pour privilégier un dollar américain plus fort et des rendements obligataires plus élevés dans les prochaines semaines. La nouvelle revalorisation « faucon » du marché (c’est-à-dire des attentes de politique monétaire plus stricte) devient le point de référence. Dans ce contexte, on peut envisager des stratégies qui profitent d’un dollar solide et de taux durablement élevés. Des positions acheteuses sur les contrats à terme du dollar (produits qui permettent de parier sur le prix futur) ou des options d’achat (le droit d’acheter à un prix fixé) sur l’indice DXY (indice qui mesure le dollar face à un panier de monnaies) sont des moyens directs d’exprimer cette idée. En parallèle, vendre des contrats à terme sur les obligations du Trésor américain est une façon de se positionner pour des rendements qui restent élevés ou montent (les prix des obligations baissent quand les rendements montent). La prudence de la Fed s’explique : l’inflation PCE core est encore estimée à 3,0 %, bien au-dessus de l’objectif. Parier contre une baisse rapide de l’inflation (penser qu’elle ne redescendra pas vite) a été la bonne approche, et cela semble continuer. La hausse de la prévision de croissance du PIB, attribuée à une productivité plus forte, est importante. Cela donne à la Fed une marge pour garder une politique restrictive (des taux élevés pour freiner l’économie) sans craindre immédiatement une forte récession (une baisse marquée de l’activité économique). Pour les dérivés sur actions (produits comme les options, liés aux actions), cet environnement est défavorable aux actions de croissance sensibles aux taux (entreprises dont la valeur dépend beaucoup des taux). Acheter des options de vente de protection (droit de vendre à un prix fixé, pour se couvrir) sur des indices comme le Nasdaq 100 peut aider à se protéger contre une baisse. Des secteurs comme l’énergie peuvent continuer à surperformer, à cause des tensions géopolitiques et d’une activité économique résistante. L’incertitude liée au conflit au Moyen-Orient continuera d’ajouter des mouvements brusques sur les marchés, surtout sur les prix de l’énergie. L’indice VIX (mesure attendue de la volatilité, donc de la nervosité du marché) est déjà monté au-dessus de 20. Utiliser des options d’achat sur le VIX, ou d’autres stratégies « acheteuses de volatilité » (gagner si les mouvements augmentent), peut servir de couverture contre des chocs. Le marché des options reflète cette situation, avec une volatilité implicite (volatilité intégrée dans le prix des options) sur les contrats à terme de taux à court terme qui reste élevée. Cela montre que la trajectoire de la politique monétaire reste incertaine, mais que le biais s’est éloigné de baisses de taux rapides. Il faut donc réduire l’exposition aux stratégies qui misent sur une Fed « accommodante » (plus favorable à la baisse des taux) à court terme.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets