Décision de la RBNZ au centre de l’attention
La RBNZ annoncera sa décision de taux mercredi. Les marchés s’attendent largement au maintien du taux directeur (Official Cash Rate, le principal taux d’intérêt fixé par la banque centrale) à 2,25%. La gouverneure de la RBNZ, Anna Breman, a déclaré que la banque pourrait « regarder au-delà » d’une inflation temporaire liée à l’énergie (c’est-à-dire ne pas réagir à une hausse jugée passagère), mais qu’elle pourrait relever les taux si les anticipations d’inflation à plus long terme (les attentes des ménages et des entreprises sur l’évolution future des prix) se tendaient. Selon les analystes de Westpac, la RBNZ pourrait signaler de futures hausses si l’inflation alimentée par l’énergie persiste. Les marchés intègrent près de 40% de probabilité d’une hausse de taux d’ici septembre 2026. Une hausse complète de 25 points de base (soit +0,25 point de pourcentage) est entièrement anticipée d’ici décembre.Stratégie sur options et volatilité
Le risque se reflète déjà sur les marchés de l’énergie: les contrats à terme (futures, instruments qui fixent aujourd’hui un prix pour une livraison à une date future) sur le pétrole WTI (West Texas Intermediate, référence américaine) bondissent de plus de 4% au-delà de 95 dollars le baril, un plus haut de l’année. Cette hausse constitue un frein à court terme pour le dollar néo-zélandais (le « kiwi »), tout en alimentant les craintes d’inflation que surveille la RBNZ. Les regards seront tournés vers la RBNZ mercredi. Un statu quo est attendu, mais le ton du communiqué sera déterminant. La dernière publication trimestrielle de l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) en Nouvelle-Zélande, l’an dernier, est ressortie à 3,8%, nettement au-dessus de la cible de la banque centrale, renforçant la crédibilité d’une posture plus « restrictive » (hawkish, favorable à des taux plus élevés pour combattre l’inflation). Étant donné que le marché n’écarte pas une hausse de taux d’ici septembre, toute surprise plus restrictive pourrait provoquer une forte hausse du NZD. Dans ce contexte, acheter de la volatilité (parier sur de grands mouvements de prix, sans miser sur un sens précis) peut être une stratégie prudente. L’achat de « strangles » sur options NZD/USD (stratégie consistant à acheter une option d’achat et une option de vente, avec des prix d’exercice différents, pour profiter d’un mouvement marqué à la hausse ou à la baisse) avec des échéances fin avril ou mai peut être adapté. Cette approche profiterait d’un mouvement important dans un sens ou dans l’autre, qu’il s’agisse d’un choc géopolitique faisant baisser la paire ou d’un message plus restrictif de la RBNZ déclenchant un rebond.
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