Perspectives sur l’emploi en avril
Ils ajoutent que le taux de chômage « non arrondi » (la valeur exacte avant arrondi au dixième de point publié) pourrait légèrement monter. Le salaire horaire moyen est attendu en hausse de 0,2 % sur un mois, contre 0,3 % pour le consensus. Sur un an, le salaire horaire moyen est attendu à 3,7 %. Le texte précise qu’il a été rédigé avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle puis relu par un éditeur. L’idée d’un marché du travail en ralentissement, avec environ 80.000 créations d’emplois, a été contredite par les chiffres publiés la semaine dernière. L’économie a créé 175.000 emplois, ce qui remet en cause le scénario d’une Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) disposant d’une marge claire pour baisser ses taux directeurs (les taux d’intérêt fixés par la Fed). Cette surprise oblige à revoir une stratégie trop prudente. Le taux de chômage a, contre toute attente, reculé à 4,2 %, et le salaire horaire moyen a progressé de 0,4 % sur un mois, soit le double de la prévision. Ces données, avec un indice ISM des services (enquête mensuelle auprès des entreprises de services, indicateur avancé de l’activité) plus solide que prévu, suggèrent que la dynamique économique reste ferme. Il faut désormais intégrer l’hypothèse d’une Fed plus restrictive plus longtemps (une Fed qui maintient des taux élevés pour freiner l’inflation) que prévu il y a encore quelques semaines.Positionnement après la surprise
La probabilité d’une baisse de taux cet été a nettement diminué, décalant les attentes vers la toute fin de l’année, voire pas de baisse du tout. Ce changement de prix sur les marchés incite à regarder des stratégies qui profitent du maintien de taux courts élevés (taux à court terme). Cela peut passer par la vente d’options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) très au-dessus du prix du marché (« hors de la monnaie », donc peu probable à exercer) sur les contrats à terme SOFR (futures basés sur le SOFR, le taux au jour le jour garanti par les titres du Trésor, référence des taux courts en dollars) échéance décembre 2026 : cette stratégie gagne si le marché continue d’écarter des baisses de taux. La surprise a aussi relancé la volatilité (ampleur des variations de prix), en baisse depuis mars. L’indice VIX (baromètre de la volatilité attendue sur le S&P 500) est passé d’environ 13 à plus de 16 après le rapport sur l’emploi. L’achat de calls sur le VIX avec échéance juin est présenté comme une couverture à coût limité contre une incertitude accrue liée aux prochaines statistiques d’inflation et aux prises de parole de la Fed. Sur les produits dérivés actions (instruments dont la valeur dépend d’actions ou d’indices), la dynamique de marché s’éloigne du positionnement prudent observé pendant une grande partie de 2025. La solidité des données économiques plaide pour une surperformance des secteurs cycliques (secteurs qui profitent de la croissance), moins pénalisés par les taux, comme l’énergie et l’industrie. Des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) sont utilisées pour couvrir l’exposition aux secteurs de croissance sensibles aux taux (valeurs dont la valorisation dépend fortement des taux d’intérêt), confrontés à des vents contraires plus marqués.
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