Principaux niveaux techniques
À la hausse, elle cite une résistance au niveau de la moyenne mobile simple à 200 jours (moyenne d’un prix sur 200 jours, souvent utilisée pour repérer la tendance) à 1,1676. Cette semaine, l’EUR/USD a reculé vers environ 1,1507, et ce niveau pourrait être revu si les marchés restent perturbés. Rabobank relie une hausse durable des prix du pétrole à un soutien du dollar américain, tandis que l’euro peut être sous pression car la zone euro est importatrice nette d’énergie (elle achète plus d’énergie à l’étranger qu’elle n’en vend). Elle estime qu’une hausse prolongée des prix de l’énergie pourrait ramener l’EUR/USD vers la zone de 1,14 de l’été dernier, voire plus bas. Le choc énergétique en cours, alimenté par la fermeture de fait du détroit d’Hormuz, maintient le dollar américain fort en tant que valeur refuge. Avec les contrats à terme (prix fixés aujourd’hui pour acheter/vendre plus tard) sur le Brent (référence du pétrole) désormais au-dessus de 115 $ le baril, le statut de la zone euro comme importatrice nette d’énergie rend l’euro particulièrement fragile. Cette situation soutient notre vision d’un EUR/USD au comportement nerveux et irrégulier. Les réunions de banques centrales de la semaine prochaine, surtout celles de la Fed et de la BCE, seront déterminantes avec la montée des inquiétudes sur l’inflation. L’estimation rapide (première estimation publiée tôt) de l’inflation en zone euro en février à 4,2 % laisse à la BCE très peu de marge de manœuvre (peu de liberté d’action), tandis qu’une inflation persistante aux États-Unis soutient une position ferme de la Fed. Cette divergence de politique monétaire (écart entre les choix de taux et de politique) est un vent contraire clair pour l’euro et un soutien pour le dollar.Stratégies d’options pour profiter de la volatilité
Dans ce contexte, nous voyons des opportunités pour se positionner sur une poursuite de la baisse de l’EUR/USD. Acheter des options de vente (« puts » : droit de vendre à un prix fixé) avec des prix d’exercice (prix fixé dans le contrat) sous le récent point bas de 1,1507 offre une manière de gagner si la paire glisse vers 1,14, avec un risque limité à la prime payée (le coût de l’option). L’augmentation des positions nettes vendeuses (plus de paris à la baisse qu’à la hausse) sur l’euro observée ces dernières semaines suggère que cette idée devient largement partagée. Le niveau élevé d’incertitude rend aussi attractives les stratégies qui gagnent quand les mouvements de prix deviennent plus grands. Acheter des straddles (acheter en même temps une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice) ou des strangles (même idée, mais avec deux prix d’exercice différents) peut être une façon efficace de trader les fortes variations attendues autour des annonces des banques centrales. Cela permet de profiter d’un mouvement important sans devoir deviner la direction exacte à très court terme. Pour ceux qui pensent que la hausse est limitée, vendre des options d’achat (« calls » : droit d’acheter à un prix fixé) ou mettre en place des spreads de calls baissiers (vendre un call et acheter un call plus haut pour limiter le risque) au-dessus de la moyenne mobile 200 jours à 1,1676 semble être une stratégie solide. Ce niveau s’est montré être une résistance forte depuis le début de l’année. Cela permet aux traders d’encaisser une prime (le montant reçu en vendant l’option) tant que les facteurs de fond pour l’euro restent défavorables.
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