Une inflation qui résiste plaide pour une pause de la banque centrale
La légère hausse du coût d’emprunt à 12 mois de l’Espagne suggère que l’inflation de fond reste difficile à faire baisser. Les derniers chiffres d’inflation sous-jacente de la zone euro (avril 2026) se maintenant à 2,8% — l’inflation sous-jacente étant l’inflation hors énergie et alimentation, souvent considérée comme plus stable — ce résultat d’adjudication renforce l’idée que la Banque centrale européenne (BCE) restera en pause, c’est‑à‑dire qu’elle ne modifiera pas ses taux directeurs à court terme. Dans ce contexte, les anticipations de baisses de taux rapides méritent d’être revues. Il faudrait ajuster les positions sur les contrats à terme de taux d’intérêt, c’est‑à‑dire des produits qui permettent de se couvrir ou de spéculer sur l’évolution des taux. Le marché pourrait réduire la probabilité d’une baisse de taux cet été. Les contrats à terme sur l’EURIBOR à trois mois (taux interbancaire de référence en euros) livrables fin 2026 pourraient voir leurs prix baisser, car un prix plus bas implique un rendement implicite plus élevé. Il peut être opportun de réduire l’exposition aux stratégies qui misent sur un virage accommodant de la BCE, autrement dit un passage à une politique plus favorable à la baisse des taux. Cela remet aussi au premier plan les écarts de taux souverains. L’écart de rendement entre les obligations espagnoles et allemandes à 10 ans — la différence de rendement entre deux dettes publiques, souvent utilisée comme indicateur de risque relatif — autour de 85 points de base (un point de base = 0,01 point de pourcentage), pourrait recommencer à s’élargir. Une opportunité peut exister via des produits dérivés, c’est‑à‑dire des instruments financiers dont la valeur dépend de celle d’un actif sous-jacent, pour profiter d’un élargissement de cet écart dans les prochaines semaines. Un contexte d’incertitude sur la politique monétaire conduit souvent à davantage de volatilité, c’est‑à‑dire des variations de prix plus fortes et plus rapides. Il peut être pertinent d’acheter une protection, par exemple des options d’achat (call) sur l’indice VSTOXX — indicateur de volatilité attendue sur les actions de la zone euro — qui reste relativement bas par rapport aux niveaux observés début 2025. Cela peut constituer une couverture à coût limité contre un passage soudain en mode « risk-off », c’est‑à‑dire une fuite vers des actifs jugés plus sûrs au détriment des actions européennes. Avec le recul, la situation rappelle fin 2025, lorsque de modestes hausses de rendements dans les pays périphériques ont précédé une baisse plus large du marché obligataire. L’enseignement est que ces petites adjudications peuvent être un premier signal d’un changement plus important du sentiment de marché. Il ne faut pas négliger ce signal.Soutien à l’euro et revenus via les options
Sur le marché des changes, cette évolution devrait contribuer à soutenir l’euro. Des rendements relatifs plus élevés rendent la monnaie plus attractive, ce qui peut limiter la baisse de l’EUR/USD, qui évolue dans une fourchette étroite autour de 1,0950. Vendre des options de vente (put) sur l’euro très éloignées du prix actuel (« out-of-the-money », c’est‑à‑dire avec un prix d’exercice peu probable à court terme) peut être une stratégie pour encaisser une prime, la prime étant le revenu reçu en échange de la prise de risque que l’option soit exercée.
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