Menaces croissantes pour le transport maritime dans le Golfe
En Irak, une attaque par drone (engin volant sans pilote) a touché mardi une grande installation diplomatique américaine, et des informations la relient à des groupes proches de Téhéran. Un responsable irakien a déclaré que les ports pétroliers ont complètement cessé leurs activités, tandis que les ports commerciaux continuent de fonctionner après une attaque contre un pétrolier transportant du carburant. Le pétrole WTI (West Texas Intermediate, pétrole de référence surtout utilisé aux États-Unis) était en hausse de 2,47 % à 87,38 $ au moment de la rédaction. Il avait plus tôt atteint 113,28 $, un niveau pas vu depuis plus de trois ans.Positionnement du marché et signaux de couverture
Dans les prochaines semaines, on peut s’attendre à voir des traders (intervenants qui achètent et vendent sur les marchés) acheter des options d’achat très au-dessus du prix actuel (options « hors du prix », donc plus risquées mais moins chères) sur les contrats à terme (accords pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) Brent de mai et juin. C’est un pari direct sur une forte hausse des prix, causée par une interruption de l’approvisionnement dans le Golfe. La hausse du prix de ces options montre que le marché croit de plus en plus qu’un nouvel incident est probable. Pour ceux qui pensent que le risque est exagéré, vendre des « bear call spreads » (stratégie d’options qui consiste à vendre une option d’achat et à en acheter une autre à un prix plus élevé pour limiter une partie des pertes) permet d’encaisser des primes (prix reçu pour vendre une option) élevées. Cette stratégie gagne si le pétrole reste stable ou baisse, mais elle est très risquée si un vrai conflit éclate. On surveille aussi l’écart Brent-WTI (différence de prix entre les deux références), qui s’est élargi à plus de 8 $, son niveau le plus élevé depuis un an. Comme le Brent (pétrole de référence lié au transport maritime) est fortement touché par les routes maritimes du Moyen-Orient, des traders achètent du Brent et vendent du WTI pour miser sur le risque géopolitique. Historiquement, cet écart a été un indicateur utile des tensions dans le détroit d’Ormuz. Les grands consommateurs industriels, surtout les compagnies aériennes et les entreprises de transport maritime, couvrent activement (se protègent contre une hausse de prix) leurs coûts de carburant. Ils achètent des contrats à terme et des options d’achat pour se protéger d’une nouvelle flambée des prix. Ces achats « défensifs » de grands acteurs ajoutent de la pression à la hausse sur les prix et sur la volatilité (ampleur des variations rapides des prix).
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