Selon Elias Haddad (BBH), la hausse du pétrole et le repli des actifs dégradent l’appétit pour le risque, soutenant le dollar via la demande de financement

by VT Markets
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Mar 30, 2026
L’appétit mondial pour le risque se dégrade : les prix du pétrole montent, les actions et les obligations reculent, et le dollar américain progresse face à la plupart des devises. Brown Brothers Harriman relie ce mouvement au risque d’un choc énergétique durable lié à la guerre en Iran. Un choc énergétique prolongé pourrait pousser les banques centrales à rester sur une politique « restrictive » (taux d’intérêt élevés pour freiner l’inflation) et accroître les risques pour la stabilité financière (risque de tensions dans le système bancaire et sur les marchés). Il pourrait aussi aggraver la situation des dettes publiques en les rendant plus vulnérables et plus difficiles à financer.

Un dollar soutenu par des tensions de financement

La banque estime que le dollar pourrait continuer à monter surtout parce que les besoins de financement en dollars augmentent, plutôt que par de simples achats « refuge » (achats d’actifs jugés plus sûrs en période d’inquiétude). La demande de financement en dollars à court terme augmente souvent en période de stress, en raison du rôle du dollar dans la facturation du commerce international, les prêts entre pays, l’émission d’obligations à l’échelle mondiale et les réserves de change des banques centrales. Ces tensions de financement en dollars apparaissent via la « base cross-currency » (écart de coût entre emprunter en dollars directement et obtenir des dollars via un swap de change), qui devient plus négative. Autrement dit, obtenir des dollars via le marché des swaps coûte plus cher, signe de rareté relative du dollar. Le sentiment de risque mondial se détériore alors que le pétrole grimpe tandis que les actions et les obligations baissent, ce qui renforce le dollar. Le brut WTI (pétrole américain de référence) a récemment dépassé 110 dollars le baril sur fond de tensions dans le détroit d’Ormuz. Dans le même temps, le S&P 500 (principal indice boursier américain) est passé sous 4 800 ce mois-ci, un ensemble de signaux qui suggère des tensions croissantes dans le système financier. Ce choc durable des prix de l’énergie semble coincer les banques centrales, en les poussant à maintenir des taux élevés pour combattre l’inflation. La trajectoire des dettes publiques paraît ainsi plus fragile : le rendement du Treasury à 10 ans (taux d’intérêt des emprunts d’État américains à 10 ans) est remonté vers 4,50%. Cet environnement restrictif complique le service de la dette (payer intérêts et rembourser) pour les entreprises comme pour les États.

Idées de stratégie pour le FX, le pétrole et les taux en période de volatilité

Dans ce contexte, la force du dollar est davantage tirée par les besoins de financement que par de simples flux « refuge ». La pression est visible lorsque le Dollar Index (DXY, indice mesurant le dollar face à un panier de grandes devises) teste 107,00. Le swap de base cross-currency EUR/USD à 3 mois (coût relatif pour échanger financement en euros contre financement en dollars sur trois mois) s’est aussi creusé à -40 points de base (1 point de base = 0,01 point de pourcentage), son niveau le plus négatif depuis les tensions bancaires de 2025. Les intervenants sur produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme des options) peuvent envisager des positions profitant d’une baisse des actions et d’une hausse de la volatilité (variations de prix plus fortes). Acheter des options de vente (« puts », droit de vendre à un prix fixé) sur les grands indices est une manière directe de miser sur la baisse. En parallèle, des options d’achat sur le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent vu comme un baromètre de la peur) peuvent servir de couverture en cas de hausse brutale de l’aversion au risque. Sur le marché des changes, il peut être pertinent d’être acheteur de dollar, notamment face à des devises de pays très endettés en dollars (dette libellée en USD : dette à rembourser en dollars). Plutôt qu’une position directionnelle simple, on peut envisager des options de vente sur des ETF de devises émergentes (fonds cotés répliquant un panier de devises), cohérent avec l’idée que la tension de financement, plus que le simple « risk-off » (recherche de prudence), est le moteur principal. Compte tenu de la pression haussière sur le brut, des options d’achat (« calls », droit d’acheter à un prix fixé) sur des contrats à terme sur le pétrole (futures : contrats standardisés d’achat/vente à une date future) ou des ETF liés au pétrole restent attractives pour capter une poursuite de la hausse liée aux tensions géopolitiques. Côté obligations, des positions profitant d’une baisse des prix obligataires (prix en baisse = rendement en hausse), comme des options de vente sur des ETF de Treasuries à longue durée (très sensibles aux variations de taux), vont dans le sens d’une politique monétaire durablement restrictive.

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