Incertitude sur la direction de la Fed
Jerome Powell devrait présider ce qui pourrait être sa dernière réunion en tant que président de la Fed. Son mandat de gouverneur court jusqu’en 2028, et Donald Trump lui a demandé de quitter l’institution. Powell a déclaré qu’il ne resterait gouverneur que s’il estimait que l’indépendance de la Fed (sa capacité à décider sans pression politique) était menacée. Le conflit au Moyen-Orient reste bloqué. Selon plusieurs informations, Trump aurait jugé la dernière proposition iranienne insuffisante, car elle ne traite pas du dossier nucléaire. Le Wall Street Journal a rapporté mardi que Trump a demandé à ses conseillers de se préparer à un blocus prolongé des ports iraniens. Le détroit d’Ormuz approche des deux mois de fermeture, ce qui maintient les prix du pétrole près de 50% au-dessus des niveaux d’avant-guerre et réduit l’appétit pour le risque (la volonté d’acheter des actifs plus risqués comme les actions).Volatilité et stratégies sur options
La forte aversion au risque de cette période s’est atténuée, ce qui a fait chuter la volatilité sur plusieurs marchés. La volatilité implicite (la volatilité attendue par le marché et reflétée dans le prix des options) sur les principales paires de devises comme EUR/USD a diminué par rapport aux sommets de fin 2025, rendant attrayante la vente de prime d’options (vendre des options pour encaisser la prime, le prix payé par l’acheteur). Avec l’indice VIX du CBOE (un baromètre de la volatilité attendue sur les actions américaines) autour de 15, contre plus de 25 pendant la crise, certains opérateurs peuvent privilégier des stratégies qui profitent de mouvements de prix plus faibles. Les craintes de stagflation (faible croissance avec inflation élevée), alimentées par la fermeture de deux mois du détroit d’Ormuz, ont quasiment disparu des discussions de marché. Le pétrole avait grimpé vers 120 dollars le baril, avant qu’une résolution diplomatique début 2026 ne permette une réouverture rapide de la route maritime. Ce matin, le brut WTI (pétrole de référence américain, West Texas Intermediate) évolue autour de 85 dollars le baril, signe d’un marché bien approvisionné. Cette stabilisation des prix de l’énergie suggère que les forts à-coups sur les dérivés pétroliers (instruments financiers dont la valeur dépend du pétrole, comme les futures et les options) sont, pour l’instant, derrière nous. Le souvenir de la hausse de 50% l’an dernier maintient encore une prime sur les options à longue échéance (options qui expirent plus tard), ce qui peut offrir des opportunités de vente de prime. Comme l’OPEP+ (alliance de producteurs menée par l’Arabie saoudite et la Russie) a maintenu ses quotas de production (niveaux de production ciblés) lors de sa dernière réunion, le pétrole pourrait rester en range (évoluer dans une fourchette), ce qui favorise des stratégies comme les « iron condors » sur futures pétroliers (montage d’options visant à gagner si le prix reste dans une zone définie). Avec la disparition de la prime de risque géopolitique (surcoût de prix lié aux tensions) et un reflux de l’inflation plus rapide qu’attendu, illustré par un IPC sous-jacent (indice des prix hors éléments volatils comme l’énergie et l’alimentaire) à 2,9% au T1 2026, l’attention se porte désormais sur la trajectoire de la Fed. Le marché anticipe au moins une nouvelle baisse de taux d’ici la fin de l’année, à l’opposé de la pause précédemment attendue. Les opérateurs peuvent se tourner vers les contrats à terme sur taux (produits qui fixent aujourd’hui un taux futur) et les options sur taux, afin de profiter d’une poursuite du repli des taux courts (taux à court terme, très sensibles aux décisions de la banque centrale).
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