Réaction de l’or au pétrole et aux taux
Après des commandes américaines solides et la hausse du pétrole, qui ont ravivé les craintes de taux plus élevés, l’or a terminé un peu au-dessus de 4 500 dollars l’once troy, un plus bas d’un mois. Selon le World Gold Council (organisme de référence du secteur), la demande chinoise de lingots et de pièces au premier trimestre a bondi d’environ 67% sur un an. Elle a représenté un peu moins de 45% de la demande mondiale de lingots et pièces. La Chine prévoit d’assouplir les règles d’importation d’or à partir de juin. Un projet de la banque centrale élargirait les « permis multi-usage » (autorisations utilisables pour plusieurs opérations), porterait leur durée de validité à neuf mois (contre six) et supprimerait les limites du nombre d’utilisations. Davantage de ports chinois seraient aussi autorisés à effectuer le dédouanement du bullion (or physique sous forme de barres/lingots).Demande chinoise et approche de marché
On observe que la relation inverse entre pétrole et or, devenue très visible pendant la guerre avec l’Iran l’an dernier, continue d’influencer le marché. Avec le WTI (pétrole américain) solide autour de 95 dollars le baril, les craintes d’inflation et une Réserve fédérale américaine (Fed) prête à maintenir une politique stricte (position « hawkish », c’est‑à‑dire favorable à des taux élevés) limitent le potentiel de l’or. Toutefois, le dernier CPI américain (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) montrant un léger ralentissement à 3,1% pourrait inciter la Fed à faire une pause, ce qui crée une opportunité. Le scénario favorable à l’or repose sur une forte demande physique chinoise, une dynamique qui s’est accélérée après l’assouplissement des règles d’importation en juin 2025. La Banque populaire de Chine (banque centrale) a prolongé sa série d’achats, ajoutant 15 tonnes en avril 2026, pour un 18e mois consécutif. Ces achats réguliers créent un solide « plancher » (niveau de soutien) des prix, surtout lors des replis liés aux craintes de taux. Dans ce contexte, certains opérateurs peuvent privilégier des stratégies adaptées à une stabilité des prix ou à une rupture nette (mouvement soudain) dans les prochaines semaines. Par exemple, vendre des options de vente (« puts ») très en dehors de la monnaie (prix d’exercice nettement sous le cours, donc peu probable à court terme) sous des niveaux de soutien, comme 4 750 dollars, peut permettre d’encaisser une prime (le prix payé pour l’option) en misant sur la solidité de la demande chinoise. Autre approche : construire une position acheteuse de volatilité (stratégie gagnante si les variations de prix augmentent) via des options, qui peut payer si les prochaines données économiques provoquent un mouvement marqué hors de la zone actuelle d’équilibre.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets