Accélération de la production manufacturière
La production manufacturière a augmenté à son rythme le plus rapide depuis un peu plus de quatre ans. S&P Global attribue une partie de la hausse des nouvelles commandes de biens à des stocks de précaution (constitution de réserves par les clients pour se protéger d’éventuelles perturbations). Avant la publication, le consensus visait 51 pour les services, 54 pour la production manufacturière et 51,7 pour le composite. Les PMI proviennent d’enquêtes auprès de dirigeants : un niveau à 50 ou au‑dessus signale une expansion (hausse de l’activité), et en dessous de 50 une contraction (baisse de l’activité). Les chiffres « flash » étaient attendus à 13h45 GMT, la version définitive devant être publiée environ deux semaines plus tard. Le dollar américain est la devise la plus échangée : il représente plus de 88% du volume mondial sur le marché des changes (« FX », marché des devises), soit environ 6 600 milliards de dollars par jour (2022).Implications de marché pour les traders
La production manufacturière, qui avait été solide, s’est depuis nettement calmée. La hausse des coûts d’emprunt (taux plus élevés, rendant les crédits plus chers) a freiné l’investissement, et les derniers PMI manufacturiers évoluent autour de 50,2, ce qui n’indique qu’une légère hausse de l’activité. Les traders peuvent envisager des stratégies avec des options (instruments dérivés donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé à l’avance) pour se protéger d’un nouveau repli des actions industrielles. Les services, déjà fragiles, continuent de signaler un ralentissement. Les dernières demandes initiales d’allocations chômage (nouvelles inscriptions) sont remontées à 231 000, un niveau inédit depuis plusieurs mois, ce qui confirme un affaiblissement du marché du travail. Ces données renforcent la probabilité d’un tournant plus accommodant (« dovish », politique monétaire moins restrictive) de la Réserve fédérale (Fed), rendant plus attractives des positions acheteuses sur les contrats à terme de taux d’intérêt (futures, contrats standardisés portant sur l’évolution future des taux). Si le resserrement monétaire a contribué à réduire l’inflation depuis son pic, le dernier CPI (indice des prix à la consommation) à 3,4% montre un ralentissement des progrès. La croissance décélère alors que l’inflation reste au‑dessus de l’objectif de 2%. Cela place la Fed dans une situation délicate et éclaire la remontée du VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») au‑delà de 15 ces dernières semaines.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets