Le recul selon l’API ralentit nettement
Les dernières données de l’API montrent que la baisse hebdomadaire des stocks de pétrole brut a fortement ralenti, de -4,4 à -1,79 million de barils. Cela suggère que l’équilibre entre l’offre et la demande (la quantité produite par rapport à la quantité consommée) est moins tendu que ces dernières semaines. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend du prix du pétrole), c’est un signal que la hausse récente des prix du pétrole pourrait perdre de sa force. Le rapport officiel de l’EIA (Energy Information Administration, agence publique américaine) sera surveillé de près pour confirmer cette tendance. La production américaine se maintient autour de 13,1 millions de barils par jour, un niveau qui pourrait faire remonter les stocks si la demande ralentit. Une confirmation par l’EIA pourrait accentuer la pression baissière sur les contrats à terme WTI (prix de référence du pétrole américain, négocié en contrats “futures”). Du côté de la demande, les stocks d’essence (produit fini) ont enregistré des hausses inattendues ces dernières semaines, ce qui peut indiquer une demande des consommateurs plus faible à l’approche de la saison estivale de conduite. Cela contraste avec la demande solide observée pendant une grande partie de 2025. Cette consommation en retrait renforce un scénario défavorable aux prix du pétrole. Dans ce contexte, des stratégies visant à profiter de prix stables ou en baisse peuvent être envisagées. Par exemple, vendre des “call spreads” à crédit hors de la monnaie (vente d’options d’achat à un prix d’exercice supérieur au prix actuel, combinée à l’achat d’une autre option pour limiter le risque) sur les contrats à terme WTI, avec échéance juin ou juillet, peut permettre de tirer parti d’un plafond potentiel sur les prix. Cette stratégie est gagnante si le pétrole reste sous un certain niveau.La prime de risque face à des fondamentaux plus faibles
Ce changement des données “fondamentales” (stocks, production, demande) compte d’autant plus que les prix ont été soutenus par une prime de risque géopolitique (surcote liée aux tensions internationales), comparable à celle observée au Moyen-Orient en 2024. Une offre et une demande moins tendues rendent ces prix élevés plus difficiles à justifier. Toute détente sur le plan international pourrait alors provoquer une baisse plus marquée. Par ailleurs, les derniers PMI manufacturiers mondiaux (indicateurs d’activité dans l’industrie) sont mitigés, notamment en Europe, ce qui ravive les craintes d’un ralentissement économique. Un ralentissement pèserait directement sur les prévisions de consommation d’énergie, donnant un argument supplémentaire à ceux qui anticipent une demande moins forte. Ces vents contraires macroéconomiques (facteurs liés à l’économie globale) deviennent plus difficiles à ignorer pour le marché pétrolier.
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