Demande de dollar et risques au Moyen-Orient
Les développements au Moyen-Orient influencent la demande de dollar américain, après des informations évoquant une nouvelle proposition de Téhéran incluant la réouverture du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport du pétrole). Les discussions restent bloquées, tandis que les risques sur l’offre maintiennent le pétrole brut proche de 100 dollars le baril, ce qui peut peser sur la croissance mondiale. L’indice du dollar (DXY, un indice qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) recule, reflet d’une faiblesse générale de la monnaie. Les marchés anticipent que la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) laissera ses taux inchangés à court terme, avec la possibilité d’un ton plus accommodant ensuite (c’est-à-dire plus favorable à des baisses de taux). L’attention se tourne désormais vers les décisions de banques centrales, avec la Fed mercredi et la Banque centrale européenne (BCE) jeudi. La BCE est aussi attendue inchangée, mais pourrait signaler un durcissement à venir (hausse des taux) en raison de pressions inflationnistes liées aux prix de l’énergie.Divergence de politique monétaire et approche de trading
La BCE a effectivement envoyé un message ferme mi-2025, mais les hausses de taux qui ont suivi ont nettement ralenti l’économie de la zone euro. L’inflation totale (taux d’inflation global) est désormais à 2,5%, ce qui alimente des discussions sur des baisses de taux d’ici le troisième trimestre. À l’inverse, aux États-Unis, un marché du travail solide et une inflation plus persistante à 3,1% conduisent la Fed à rester en pause (ne pas modifier les taux). Avec une paire proche de 1,0750, soit environ dix cents sous le niveau d’avril 2025, le thème central reste la divergence de politique monétaire entre les deux banques centrales. La volatilité implicite à trois mois (niveau de variations futures anticipées par le marché, déduit des prix des options) est montée à 7,5%, ce qui indique que les investisseurs anticipent des mouvements plus importants que d’habitude autour des réunions. Nous voyons un intérêt à acheter des options de vente à échéance lointaine (puts, instruments qui prennent de la valeur si l’EUR/USD baisse) sur l’EUR/USD, pour se couvrir ou miser sur un nouveau repli si la BCE baisse ses taux avant la Fed. Les risques géopolitiques qui avaient maintenu le pétrole proche de 100 dollars le baril début 2025 se sont atténués, le brut s’échangeant plutôt autour de 85 dollars. Cela réduit une partie de la pression sur l’économie européenne sans changer la faiblesse de la croissance. Il peut donc aussi être pertinent d’envisager des stratégies adaptées à un environnement de faible croissance et de faible volatilité en Europe, comme la vente d’options d’achat couvertes (covered calls: vendre des options d’achat tout en détenant déjà la devise, afin d’encaisser une prime) sur des positions longues en euro sur d’autres paires de devises.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets