Focus banques centrales cette semaine
La BCE devrait laisser sa politique inchangée jeudi, avec un taux de dépôt à 2 % (le taux auquel les banques placent leurs liquidités à court terme auprès de la BCE). L’institution attend de nouvelles données dans un contexte d’incertitude liée au conflit au Moyen-Orient. En Allemagne, l’indice GfK de confiance des consommateurs (baromètre des intentions de dépenses des ménages) a reculé à -33,3 pour mai, un plus bas de plus de trois ans. La réaction de l’euro reste pour l’instant limitée. Les développements au Moyen-Orient restent un facteur clé, avec des discussions sur une désescalade après des informations selon lesquelles l’Iran aurait transmis une nouvelle proposition de paix aux États-Unis. Les négociations restent bloquées, des pétroliers sont immobilisés depuis deux mois et les prix du pétrole brut évoluent près de 100 dollars le baril. La demande pour les valeurs refuges (actifs jugés plus sûrs en période de crise, comme le yen) et les anticipations d’inflation liées à l’énergie influencent le yen. L’euro est freiné par une croissance faible et un manque de visibilité sur la politique monétaire. L’EUR/JPY est donc surtout guidé par les signaux des banques centrales et l’actualité géopolitique.Signaux du marché des options
Avec des décisions majeures de banques centrales cette semaine, la volatilité implicite des options sur EUR/JPY (volatilité anticipée par le marché, déduite des prix des options) remonte. La volatilité à une semaine a grimpé à 11,5 %, nettement au-dessus de la moyenne mensuelle, ce qui indique que le marché se prépare à un mouvement marqué des prix. Cela suggère que les investisseurs se positionnent en vue d’une sortie de la fourchette étroite autour de 187,00. Nous surveillons de près la Banque du Japon, car ses indications sur la suite (guidage prospectif : éléments donnés sur l’orientation future des taux) seront déterminantes pour le yen. Un statu quo à 0,75 % est déjà intégré dans les prix, mais l’inflation sous-jacente au Japon (inflation hors éléments très volatils, comme l’énergie et l’alimentation) reste au-dessus de l’objectif, à 2,8 % en mars, ce qui alimente les spéculations sur un relèvement des taux cet été. Ce tournant, après les taux négatifs observés début 2024, rend l’achat d’options de vente (put : option qui gagne de la valeur si le taux EUR/JPY baisse) à courte échéance plus intéressant pour se couvrir contre une surprise plus restrictive (hawkish : politique monétaire plus dure, avec des taux plus élevés). En Europe, le risque de stagflation (croissance faible avec inflation élevée) limite la marge de manœuvre de la BCE. La chute de la confiance des consommateurs allemands à un plus bas de trois ans est un signal préoccupant, et le dernier PMI manufacturier de la zone euro à 48,5 (enquête d’activité : sous 50, l’activité recule) marque un cinquième trimestre de contraction. Cette faiblesse complique la lutte contre l’inflation importée via l’énergie, ce qui plafonne le potentiel de l’euro. Le point central reste la tension géopolitique qui maintient le pétrole près de 100 dollars le baril, rappelant le choc énergétique de 2022. Les chaînes d’approvisionnement sont sous pression, avec des coûts de transport maritime qui ont triplé en deux mois. Cette pression alimente les craintes de récession et peut rendre pertinente une couverture via des positions sur la volatilité ou des options d’achat (call : option qui gagne de la valeur si le prix monte) sur des ETF du secteur énergétique (fonds coté répliquant un panier d’actions), en cas de nouvelle escalade.
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