Facteurs de la récente faiblesse du NZD/USD
Les tensions géopolitiques renforcent les craintes sur l’offre mondiale de pétrole, et la hausse des prix du pétrole soutient souvent le dollar, car le brut est majoritairement facturé en dollars. L’indice du dollar (DXY, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) évoluait vers 100,54, proche des plus hauts de dix mois atteints plus tôt ce mois-ci. Le président de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine), Jerome Powell, a indiqué que la politique monétaire était « dans une bonne position pour attendre et observer », le temps d’évaluer les effets des événements récents. Il a réaffirmé l’objectif de ramener l’inflation à 2% et a noté que des chocs d’offre (perturbations de production ou de transport qui font monter les prix) peuvent compliquer les perspectives. L’outil CME FedWatch (indicateur basé sur les prix de marché des contrats à terme, qui reflète les anticipations de taux) montre que les investisseurs s’attendent désormais à des taux inchangés jusqu’à la fin de l’année. Les opérateurs surveillent mardi les enquêtes ANZ en Nouvelle-Zélande (sondages auprès des entreprises) et, plus tard cette semaine, les données PMI chinoises de mars (indices d’activité : au-dessus de 50 = expansion, en dessous de 50 = contraction).Stratégie d’options et gestion du risque
L’environnement actuel suggère que l’achat d’options de vente (put options : droit, et non obligation, de vendre à un prix fixé) sur le NZD/USD est une façon simple de viser une nouvelle baisse. Une approche consiste à regarder des prix d’exercice (strike : niveau de change auquel l’option peut être exercée) autour de 0,5600, avec des échéances en mai ou juin 2026 (date limite de validité de l’option). Ces options cadrent le risque au montant payé (la prime) tout en offrant un gain potentiel si la paire poursuit sa baisse. La situation avec l’Iran crée une forte incertitude, visible dans une volatilité implicite élevée (niveau de variations anticipé par le marché, déduit du prix des options) sur les options de change. Lors du déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022, une fuite vers la sécurité (flux vers les actifs jugés sûrs, comme le dollar) avait rapidement renforcé le billet vert et pénalisé les devises sensibles au risque. Le DXY avait alors dépassé 110, ce qui illustre l’ampleur possible d’un mouvement, même si l’on n’en est pas là aujourd’hui. Il faut aussi surveiller tout signe de désescalade entre les États-Unis et l’Iran : une issue plus calme provoquerait probablement un retournement rapide. Une baisse soudaine du pétrole affaiblirait un soutien important du dollar, ce qui pourrait faire remonter nettement des devises plus « risquées » comme le dollar néo-zélandais (Kiwi). Il est donc essentiel de fixer des niveaux de stop-loss (ordre qui coupe automatiquement une position en perte au-delà d’un seuil) sur toute position vendeuse afin de limiter le risque d’un changement brusque de sentiment.
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