Le risque géopolitique soutient la demande d’actifs refuges
La Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) a maintenu ses taux entre 3,5% et 3,75% lors de sa réunion d’avril. Quatre membres du FOMC (comité de politique monétaire de la Fed) se sont opposés à la décision, une première depuis octobre 1992. Le comité a indiqué que l’inflation restait élevée, en partie à cause de la hausse des prix mondiaux de l’énergie. La croissance du PIB américain (production totale de l’économie) a ralenti, ce qui pourrait limiter la progression du dollar. L’économie a crû au rythme annuel de 2,0% au 1er trimestre 2026, contre 0,5% auparavant, mais sous le 2,3% attendu. Le NZD dépend de la santé de l’économie néo-zélandaise, de la politique de la RBNZ (banque centrale de Nouvelle-Zélande), de la demande chinoise et des prix des produits laitiers. La RBNZ vise une inflation entre 1% et 3%, autour d’un point médian de 2%. Le « sentiment de risque » (appétit des investisseurs pour les actifs risqués) influence aussi le Kiwi (surnom du dollar néo-zélandais). Avec la montée des tensions, les investisseurs privilégient la sécurité, ce qui soutient le dollar américain. Le blocage du détroit d’Ormuz reste l’élément central, pénalisant les monnaies sensibles au risque comme le Kiwi. Cette recherche de sécurité l’emporte, pour l’instant, sur d’autres indicateurs économiques.Options et opportunités liées à la volatilité
Nous anticipons une forte hausse de la volatilité (ampleur des variations de prix) dans les prochaines semaines, ce qui peut créer des opportunités sur les options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé à l’avance). Historiquement, des épisodes comparables au Moyen-Orient, comme en 2019, ont provoqué des hausses de plus de 4% des contrats à terme sur le Brent (prix du pétrole de référence) et une remontée du VIX (indice de stress des marchés) au-dessus de 20. Les investisseurs peuvent envisager d’acheter des options pour profiter de mouvements de prix plus marqués que d’habitude. Le ton « restrictif » de la Fed (une posture qui privilégie des taux élevés pour freiner l’inflation) soutient le dollar, malgré une croissance du PIB à 2,0% légèrement décevante. L’accent mis sur une inflation élevée, ainsi qu’un vote très divisé, indique qu’une baisse des taux serait difficile à envisager à court terme. Ce soutien de fond au dollar rend une stratégie consistant à vendre les rebonds du NZD/USD plus attrayante. Côté néo-zélandais, le dollar néo-zélandais souffre de son statut de monnaie « liée au risque » (tendance à baisser quand la prudence domine). La Chine, premier partenaire commercial, montre des signes de ralentissement industriel, avec un PMI (indice des directeurs d’achat, baromètre de l’activité; sous 50 = contraction) retombé à 49,8 le mois dernier. Par ailleurs, l’indice Global Dairy Trade (baromètre des prix des produits laitiers vendus aux enchères) a reculé de 3,5% lors des deux dernières sessions, pesant directement sur les recettes d’exportation néo-zélandaises. Dans ce contexte, se positionner pour une poursuite du repli du NZD/USD paraît prudent. Les opérateurs peuvent envisager d’acheter des options de vente (« put », option qui gagne en valeur quand le prix baisse) ou de mettre en place un « put spread » (stratégie combinant l’achat et la vente d’options de vente à des niveaux de prix différents pour limiter le coût). Cette approche permet de viser un mouvement vers le support de 0,5800 (zone de prix où les achats peuvent freiner la baisse) tout en encadrant clairement le risque maximal.
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