Statistiques américaines au centre de l’attention
L’attention se porte sur l’ISM des services (PMI, un indice d’activité basé sur des enquêtes auprès des entreprises) de mars, attendu à 14h00 GMT. Le consensus l’annonce à 55,0, après 56,1 en février. Techniquement, l’USD/JPY reste au-dessus de la moyenne mobile exponentielle (EMA, une moyenne mobile qui donne plus de poids aux prix récents) à 20 jours, proche de 158,90, à l’intérieur d’un canal haussier (une zone de prix qui monte, encadrée par deux lignes de tendance). Le bas du canal se situe vers 158,10. Les résistances (niveaux où le cours peut buter) sont à 160,45 puis près de 161,00 ; au-delà, la zone des 162,00 pourrait être visée si 161,00 cède. En revanche, une clôture journalière sous 158,10 ouvrirait la voie vers la zone de 157,50 environ (milieu des 157). Le dollar américain est la devise la plus échangée au monde, représentant plus de 88% des transactions mondiales sur le marché des changes (FX, le marché des devises), soit environ 6.600 milliards de dollars par jour (2022). La Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) l’influence surtout via ses taux d’intérêt, sa cible d’inflation de 2%, et des outils comme l’assouplissement quantitatif (quantitative easing, achats d’actifs pour soutenir l’économie) et le resserrement quantitatif (quantitative tightening, réduction de ces achats et du bilan pour durcir les conditions financières). Le point clé à court terme est l’échéance du 7 avril concernant le détroit d’Ormuz. Le risque géopolitique fait fortement monter le coût des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé). La volatilité implicite (l’amplitude de variation attendue par le marché, déduite des prix des options) à une semaine sur l’USD/JPY a dépassé 12% pour la première fois cette année. Dans ce contexte, certains opérateurs privilégient des stratégies qui gagnent si le cours bouge fortement, dans un sens ou dans l’autre, car l’issue reste très incertaine.Volatilité et positionnement sur l’USD/JPY
En toile de fond, le dollar reste soutenu par des fondamentaux solides. La Fed a maintenu ses taux inchangés lors de sa réunion de mars 2026, en citant une inflation sous-jacente (core inflation, l’inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) tenace, restée au-dessus de 3% selon les dernières données depuis la fin de 2025. Cet écart de politique monétaire avec la Banque du Japon (BoJ, la banque centrale japonaise) continue de soutenir l’USD/JPY. D’un point de vue graphique, la paire se comprime sous la résistance de 160,45, une zone proche des sommets de fin 2024, qui avait entraîné des avertissements verbaux de Tokyo. Une cassure au-dessus, possiblement liée à une aggravation au Moyen-Orient, pourrait favoriser les détenteurs d’options d’achat (call options, qui profitent d’une hausse) avec des prix d’exercice (strike, le prix fixé dans le contrat) à 161,00 ou plus. À l’inverse, une désescalade pourrait ramener la paire vers le support du canal près de 158,10, rendant des options de vente (put options, qui profitent d’une baisse) sous ce niveau utiles comme couverture (hedge, protection contre un mouvement défavorable). Même si l’ISM des services figure au calendrier, son impact pourrait être limité par les titres géopolitiques. Après un rapport sur l’emploi de mars plus solide que prévu, montrant 210.000 créations de postes, il faudrait une statistique ISM nettement plus faible que prévu pour changer la tendance de fond favorable au dollar. Un léger repli après un ISM décevant pourrait surtout offrir un point d’entrée plus intéressant pour ceux qui anticipent la poursuite de la force du billet vert.
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