TD Securities affirme que les tensions dans le détroit d’Ormuz et les scénarios liés à l’Iran élargissent la fourchette des prix du pétrole ; les chances de cessez-le-feu restent modestes.

by VT Markets
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Mar 12, 2026
Les marchés surveillent le détroit d’Ormuz et les issues possibles du conflit avec l’Iran. Les marchés de prédiction (des plateformes où l’on mise de l’argent sur la probabilité d’un événement) estiment la probabilité d’un cessez-le-feu à environ 30% d’ici mars 2026 et 40% d’ici avril 2026. Même dans un scénario avec peu de perturbations, le pétrole devrait se stabiliser autour de 70–75 dollars le baril. C’est au-dessus d’une prévision précédente qui voyait le Brent (un pétrole de référence utilisé pour fixer les prix en Europe) autour de 65 dollars en moyenne cette année.

Scénarios de prix du pétrole et prix déjà intégrés par le marché

Si le conflit dure, le pétrole pourrait dépasser 150 dollars. Un pétrole plus cher peut augmenter l’inflation (hausse générale des prix) et influencer les taux d’intérêt (le coût de l’argent fixé en partie par les banques centrales) en Europe et au Royaume-Uni. Une hausse de 10% du prix du pétrole est associée à une baisse de 0,1–0,2% du PIB (Produit intérieur brut, la valeur totale de ce que produit une économie) dans l’UE/Royaume-Uni et à une hausse de 0,3–0,4% de l’inflation sur 12 mois. La situation actuelle est décrite comme un choc de prix (hausse soudaine des prix) plutôt qu’un choc d’offre (manque réel de quantités disponibles). La situation énergétique de l’Europe a changé grâce à plus d’importations de GNL (gaz naturel liquéfié, du gaz refroidi pour être transporté par bateau), davantage de stockage (réserves), et environ 20% de baisse de l’usage du gaz. En 2022, la réponse a inclus un plan budgétaire (dépenses ou aides publiques) proche de 3% du PIB. Les marchés semblent ne pas assez intégrer le risque d’un conflit prolongé près du détroit d’Ormuz, alors même que les marchés de prédiction ne donnent que 40% de chances à un cessez-le-feu d’ici avril 2026. Pour cette raison, l’ancienne prévision de 65 dollars le baril pour le Brent cette année paraît impossible. Le nouveau niveau bas, même dans le meilleur des cas, se situe plutôt autour de 70–75 dollars. Le risque de forte hausse du pétrole, pouvant pousser les prix au-delà de 150 dollars si le conflit se prolonge, n’est pas pleinement pris en compte dans les positions actuelles (les paris acheteurs/vendeurs déjà ouverts sur le marché). Des données récentes de l’EIA (Energy Information Administration, organisme public américain de statistiques sur l’énergie) montrent déjà une baisse des stocks mondiaux de pétrole brut (réserves de pétrole non raffiné) pour une cinquième semaine consécutive, ce qui tend le marché avant toute perturbation majeure. Nous pensons que des options d’achat à long terme (un contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé, plus tard) sur les contrats à terme (contrats pour acheter/vendre plus tard à un prix convenu) Brent et WTI (autre pétrole de référence, surtout aux États-Unis) sont une manière pertinente de se positionner face à ce choc de prix possible dans les prochaines semaines.

Taux d’inflation et stratégie de protection

Cette pression sur les prix se traduira directement par plus d’inflation, surtout en Europe et au Royaume-Uni, où une hausse de 10% du pétrole peut augmenter l’inflation jusqu’à 0,4%. La dernière estimation rapide de l’IPC (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) publiée par Eurostat pour février 2026 montrait déjà une hausse à 2,8%, ce qui suggère un retour des tensions sur les prix. Cela rend les swaps d’inflation (contrats financiers pour se protéger contre une hausse de l’inflation) intéressants comme protection si les banques centrales doivent réagir. En revenant sur la crise énergétique de 2022, on voit à quelle vitesse les banques centrales ont dû abandonner une politique accommodante (taux bas, soutien à l’économie) et augmenter fortement les taux quand l’inflation s’est installée. Même si l’Europe est plus résistante à un choc d’offre qu’à l’époque, la Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre auront peu de choix et devront retarder toute baisse de taux prévue si les prix du pétrole restent à ces nouveaux niveaux. Nous voyons un intérêt à se positionner pour une politique plus restrictive via des contrats à terme sur taux d’intérêt (produits liés à la direction future des taux). La combinaison d’une croissance plus faible et d’une inflation plus élevée crée un contexte difficile pour les actions (parts d’entreprises cotées). Les primes d’assurance maritime (coût pour assurer le transport) des pétroliers (navires transportant du pétrole) passant par le détroit ont déjà encore augmenté de 15% la semaine dernière, signe de frictions économiques réelles. Il peut être prudent d’envisager l’achat d’options de vente de protection (contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé, pour limiter les pertes) sur les grands indices européens (paniers d’actions représentatifs) ou d’augmenter l’exposition à la volatilité (ampleur des variations de prix) à court terme.

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