La communication de la Fed évolue en 2026
Ils n’attendent aucun assouplissement « cette année » sauf affaiblissement inattendu du marché du travail ou choc provoquant un resserrement rapide des conditions financières (financement plus coûteux et crédit plus difficile). Ils estiment aussi que la réunion du FOMC de juin (comité de politique monétaire de la Fed) pourrait être un moment où les responsables signalent un changement de communication, y compris sous Kevin Warsh comme président de la Fed. Ils pensent désormais que la médiane du « dot plot » (graphique des projections individuelles de taux des membres de la Fed) n’indiquera aucune baisse prévue en 2026. Ils ajoutent que certains membres pourraient même prévoir des hausses en 2027, tout en jugeant qu’une baisse reste plus probable qu’une hausse ensuite, compte tenu des risques de ralentissement de la croissance. Ils révisent donc leur analyse et n’attendent plus de baisse des taux de la Fed en 2026. Le marché ajuste rapidement ses prix, le contrat à terme SOFR (taux de référence au jour le jour adossé à des pensions livrées, utilisé comme base pour de nombreux produits) pour décembre 2026 offrant aujourd’hui un rendement d’environ 5,4%, annulant les 50 pb de baisses qui étaient intégrés il y a quelques mois. Le scénario « plus haut plus longtemps » devient la base. La stratégie principale consiste à vendre des options d’achat (« calls ») à court terme sur les futures SOFR, en misant sur une Fed stable. Mais comme l’indice MOVE (mesure de la volatilité implicite des obligations américaines, donc de l’incertitude sur les taux) reste au‑dessus de 115, ils achètent aussi des calls très éloignés du prix actuel (« très hors‑la‑monnaie ») sur fin 2026 ou début 2027, pour se couvrir contre une surprise plus restrictive (« hawkish », c’est‑à‑dire une Fed plus dure sur l’inflation). Le marché des options intègre environ 15% de probabilité d’une hausse des taux d’ici la fin de l’année : un risque à surveiller.Se positionner pour des taux durablement élevés
Pour les dérivés sur indices actions (contrats et options liés aux indices), cette vue implique une approche prudente, surtout pour le Nasdaq 100, sensible aux taux. L’indice a déjà reculé de 4% depuis le dernier rapport sur l’inflation, et ils anticipent de nouvelles pressions. Ils renforcent des positions en options de vente (« puts », protection en cas de baisse) et vendent des combinaisons de calls (« call spreads », vente/achat de calls à des prix différents pour limiter le risque) sur l’ETF QQQ (fonds coté répliquant le Nasdaq 100), afin de profiter d’un marché sans tendance nette ou orienté à la baisse. L’impasse autour du conflit avec l’Iran reste un facteur majeur, maintenant le pétrole WTI (référence américaine du brut) au‑dessus de 95 dollars le baril. Ce coût énergétique alimente directement les anticipations d’inflation, tandis que l’indice Global Supply Chain Pressure (mesure des tensions logistiques mondiales) a remonté le mois dernier pour la première fois depuis un an. Dans ce contexte, détenir des calls sur des valeurs énergétiques ou des ETF pétroliers reste une couverture contre l’inflation (protection si les prix repartent à la hausse).
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